
Le 30 septembre prochain, le Premier ministre présentera son projet de budget pour 2027. La veille, la FSU-SNUipp appelle avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique à se mettre en grève et à manifester pour imposer d’autres choix budgétaires. La FSU-SNUipp appelle les personnels des écoles à y participer massivement.. Intention de faire grève à envoyer avant samedi 26 septembre minuit.
Les raisons de la grève

L’urgence salariale : un décrochage insoutenable
Depuis des années, les rémunérations des personnels des écoles s’effondrent face au coût de la vie. Entre 2010 et 2025, l’inflation a bondi de 27,8 %, tandis que le traitement indiciaire n’a augmenté que de 14,6 %.
Les salaires des PE ont donc décroché de 24 % par rapport à l’inflation depuis 2010. La moyenne de 3 090 € affichée par le ministère est un trompe-l’œil qui ne reflète absolument pas la réalité du premier degré.
Les AESH, contraint·es à des temps incomplets imposés, perçoivent des salaires très bas, débutant à 971 € pour n’atteindre que 1 177 € après trente ans de carrière. Une précarité qui frappe durement les métiers les plus féminisés.
Des moyens budgétaires à la hauteur des besoins du service public
Les premières annonces sur le budget font planer de nouvelles menaces sur les missions et les agent·es des écoles. Le plafond envisagé pour le budget de l’éducation serait en-deçà de l’inflation !
Pourtant, la réalité dans les écoles et l’actualité de la fin de l’année scolaire dernière rappellent combien il est nécessaire de renforcer le service public d’éducation. Plus globalement, les services publics permettent d’amortir les crises et de subvenir aux besoins immédiats des populations.
En continuant de rogner sur les moyens c’est le fonctionnement même du service public qui est menacé :
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La France affiche toujours l’un des plus mauvais taux d’encadrement de l’Union européenne avec 21,1 élèves par classe en moyenne, contre 19,4 chez nos voisins.
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L’inclusion scolaire manque cruellement de moyens : à la rentrée 2025, 48 726 élèves en situation de handicap ne bénéficiaient pas de l’accompagnement auquel ils et elles avaient droit.
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Le dérèglement climatique met l’École à l’épreuve : avec 10 % du parc scolaire jugé très vétuste, les épisodes caniculaires rendent les classes invivables et menacent la continuité pédagogique. Un budget de 136 millions avait été annoncé fin juin pour accélérer la rénovation thermique des écoles ; le premier ministre l’a déjà baissé de 40 millions d’euros dans le courant de l’été.
Les revendications de la FSU-SNUipp
La FSU-SNUipp revendique :
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Salaires : + 300 € nets par mois immédiatement pour tous les personnels, et l’indexation automatique de la valeur du point d’indice sur l’inflation comme première étape de revalorisation.
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AESH : la création d’un corps de fonctionnaire, la fin des temps incomplets imposés et un salaire digne.
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Inclusion : des postes spécialisés en nombre suffisant — RASED, ULIS, enseignement spécialisé — partout où il y a des besoins, pour les élèves comme pour les équipes.
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Effectifs : partout réduire les effectifs des classes pour atteindre la moyenne européenne de 19 élèves par classe, avec un maximum de 18 élèves en éducation prioritaire et en classe multiniveaux, 12 en TPS-PS.
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Bâti scolaire : un grand plan national de rénovation des écoles, doté de 5 milliards d’euros par an sur 10 ans.
Qui peut faire grève ?
L’ensemble des professeur-es des écoles, psyEN et AESH ont le droit de faire grève : les adjoint-es comme les directrices-teurs, les enseignant-es spécialisé-es, les enseignant-es en stage, les titulaires, les non-titulaires, les stagiaires INSPE, les professeur-es des écoles recruté-es sur liste complémentaire, les conseiller-es pédagogiques, les AESH… Les seuls personnels n’ayant pas le droit de grève sont les chef-fes d’établissement du second degré.
Lorsqu’un préavis de grève a été déposé, toute personne exerçant des fonctions d’enseignement dans une école, doit déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention d’y participer. La personne qui participerait à un mouvement de grève sans s’être préalablement déclarée gréviste encourrait une sanction disciplinaire. En revanche, la personne qui aurait fait connaître son intention de participer au mouvement de grève peut librement y renoncer.
Attention, UNIQUEMENT POUR LES PERSONNELS NON CHARGÉ·ES DE FONCTION D’ENSEIGNEMENT le jour de la grève (Conseiller·ères péda, directeur-trice en décharge etc.), aucune déclaration d’intention de faire grève est nécessaire. Les AESH n’ont pas à faire d’intention de faire grève également.
Intention de faire grève pour réussir cette mobilisation !
Parlez-en en équipe pour décider ensemble de faire de cette journée une réussite !
Je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève du 29 septembre 2026 à partir de 8h. Ceci est une déclaration d’intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement. Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre « est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l’organisation du service d’accueil » (article L133-5).
Le …..
Nom :
Prénom :
Affectation :
Adresse des circonscriptions
Circonscription Centre Vienne ASH ienp2.ia86@ac-poitiers.fr
Circonscription de Châtellerault iench.ia86@ac-poitiers.fr
Circonscription de Lencloitre ienlencloitre@ac-poitiers.fr
Circonscription de Montmorillon ienmo.ia86@ac-poitiers.fr
Circonscription de Poitiers Est ienp3.ia86@ac-poitiers.fr
Circonscription de Poitiers Nord ienpnord@ac-poitiers.fr
Circonscription de Poitiers Ouest ienp1.ia86@ac-poitiers.fr
Circonscription de Poitiers Sud-Vienne ienp5.ia86@ac-poitiers.fr
Pour rappel, la FSU-SNUipp 86 invite les collègues à envoyer leur intention de grève, même s’ils/elles ne sont pas grévistes, pour montrer leurs préoccupations aux thématiques de cette journée : retraites… mais aussi conditions de travail, postes, salaires.
Indiquez-nous votre participation
Merci de nous indiquer la mobilisation dans votre école sur ce lien : http://mobilisation.snuipp.fr/86/29-septembre-salaire-fonction-publique
Programme de la mobilisation
Dans la Vienne, 2 rendez-vous à la date du 10/9 :
Montmorillon
12h30, rassemblement devant la sous-préfecture
Poitiers
départ de la Manifestation 14h au départ du Pont neuf, arrivée Préfecture. Amenez toutes et tous vos revendications professionnelles de la réalité de votre exercice (conditions de travail, manque de moyens…) sur des pancartes, affiches pour décorer/recouvrir le pont Neuf.
Informations aux parents
Les enseignant-es grévistes informent par écrit les familles, si possible au moins 48 heures avant, qu’il n’y aura pas classe.
Une lettre aux parents pour expliquer les raisons de la grève peut être donnée aux parents, soit en main propre, soit sous pli cacheté.

Modèle de lettre aux parents en cours
Après la grève, procédure salaire
Pour les retenues de salaire, il appartient à l’Administration de faire la preuve de la participation à la grève. Ainsi les grévistes, quelle que soit leur fonction, ne répondent à aucune enquête, ne s’inscrivent sur aucune liste, ne signent quelque état que ce soit.
Les directeurs et directrices n’ont à accomplir aucune tâche administrative particulière à ce sujet, sinon transmettre les documents de l’Administration aux non-grévistes qui les gèrent eux-mêmes. Ils ne certifient rien.
Pourquoi cette démarche ?
Entre 1934 et 1939, lors des grèves de la Fonction Publique, des listes de grévistes ont été établies et signées par les grévistes eux-mêmes.
Entre 1940 et 1944, sur la base de ces listes, un certain nombre de fonctionnaires ont été inquiétés par les gouvernants et les occupants de l’époque, ce qui a provoqué révocation et déportation.
Dès la fin de la guerre, la vigilance syndicale a donc été renforcée, afin que ces faits ne se reproduisent : les grévistes ne remplissent et ne signent aucun document. Cette consigne demeure.
Appels, textes
Communiqué fonction publique intersyndical
Communiqué FSU
Communiqué départemental
