Etaient présent-es : Mme Alcindor (IA-DASEN 86), M. Grevoul (Secrétaire Général – SG ), M. Gay (IEN adjoint à l’IA-Dasen), DPE5 (M. Logereau, Mme Côte), 1 DOSES (Mme Berton-Pain), 1 IEN (Poitiers Est), 4 FSU-SNUipp 86, 2 Unsa, 1 FO
Note d’ambiance : ce fut la 1ère CAPD de l’année pour la Vienne. Le sujet de cette CAPD était les recours effectués par deux collègues dans le cadre d’un entretien de carrière. La FSU-SNUipp 86 en a profité pour porter un grand nombre de sujets et de questions diverses pour faire avancer des dossiers individuels dans l’intérêt de l’ensemble de la profession.
Sommaire
Déclaration liminaire : carte scolaire, école inclusive, conditions de travail…
Retrouvez la déclaration liminaire de la FSU-SNUipp 86 complète à la fin de ce compte rendu.
La FSU-SNUipp 86 a porté notamment dans sa déclaration liminaire :
- la nécessité des CAPD, lieu de dialogue social entre l’inspection et les personnels au travers de leurs élu-es
- les perturbations annoncées du mouvement
- la lettre lyrique du ministre mais le manque d’actions concrètes
- le droit au soin pour nos élèves, indissociable du droit à l’éducation
- le besoin de moyens humains spécialisés (Rased, CMPP, brigades ASH …) pour nos écoles
- notre opposition au budget et à l’annonce de -110 postes pour le 1er degré dans notre académie ! La FSU-SNUipp 86 va déposer une alerte sociale pour permettre à la profession d’utiliser l’outil de la grève sur toute la période 4 et 5 pour se joindre aux mobilisations contre les fermetures massives qui s’annoncent.
- la nécessité de modifier le système d’avancement et d’évaluation
Recours sur entretien de carrière
Principes de l’entretien de carrière
Des entretiens de carrière ont lieu aux échelons 6, 8 et 9 par le-la supérieur-e hiérarchique, l’IEN donc dans le 1er degré. Pour savoir si vous devez être concerné-e par un entretien de carrière cette année, vous pouvez retrouver l’information sur ce lien.
Cet entretien donne lieu à une grille de 11 items avec pour chacun un avis (« à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant »,« excellent ») + avis littéral. L’IA-Dasen donne ensuite une appréciation finale : « à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant »,« excellent ». Cette appréciation finale est regardée lors de l’avancement des collègues aux échelons 7, 9 ou passage à la hors classe.
La FSU-SNUipp continue de revendiquer un avancement à une véritable cadence unique comme d’autres corps de la Fonction publique. Pour cela, elle demande la transformation de la classe exceptionnelle en échelons de la hors classe accessibles à toutes et tous dont l’échelon terminal sera porté à l’indice 1000. La FSU-SNUipp estime qu’en aucun cas, les avis de l’IEN et de l’IA-Dasen ne doivent être déterminants pour un changement de grade ou d’échelon. L’expérience professionnelle mesurée par l’ancienneté doit prioritairement être prise en compte.
Possibilité de révision de son appréciation
Il est possible de demander la révision de son appréciation finale de la valeur professionnelle en présentant un recours gracieux dans un délai de 30 jours suivant la notification de l’appréciation. En cas de réponse défavorable ou de non-réponse de l’IA-DASEN dans les 30 jours, le ou la collègue peut alors saisir la CAPD dans un délai de 30 jours. La FSU-SNUipp 86 vous accompagne dans cette démarche. Retrouvez notre article sur ce lien et contactez-nous.
Demandes de révision présentées lors de cette CAPD
2 collègues ont saisi la CAPD pour demander la révision de l’appréciation finale de leur rendez-vous de carrière 2024-2025, bravo à elles pour avoir été au bout de cette démarche :
- une collègue avait obtenu un avis “très satisfaisant” alors que sur les 11 items possibles, elle en avait 9 “excellent” et seulement 2 “très satisfaisant”;
- une collègue souhaitait revenir sur les dissonances entre l’avis littéral et les croix de la grille
La FSU-SNUipp 86 a indiqué que ce type de situation se répète souvent, que ce sont des situations portées chaque année. La FSU-SNUipp 86 a rappelé que pour la classe exceptionnelle, un quota existait et qu’il n’est aujourd’hui présent que de façon artificielle.
La FSU-SNUipp a regretté que les IEN qui avaient effectué ces entretiens ne soient pas présent-es, cela fausse les échanges possibles.
La Dasen a décidé de modifier l’appréciation de la première situation : de « très satisfaisant » à « excellent ». Elle indique qu’en plus des courriers plus formels en réponse aux demandes des collègues, la collègue de la première situation a été reçue en entretien pour pouvoir s’exprimer, échanger avec les services et ainsi mieux comprendre la décision. La FSU-SNUipp salue cette décision.
La Dasen a souhaité préciser que toutes les compétences de la grille ne se valent pas. Ce qui peut donner l’impression d’incohérences “mathématiques”.
Pour la FSU-SNUipp 86, il n’y a pas d’incohérence à ce que l’avis soit révisé, le problème réside dans le fait que l’avis de l’échelon 9 reste de façon permanente. La FSU-SNUipp avait déjà marqué son opposition ferme à ce principe, c’est pourquoi nous continuons à demander une évolution sur ce point.
La Dasen a décidé de ne pas modifier l’appréciation de la seconde situation en se basant sur des points relevés par l’IEN. Elle indique que selon elle, les observations ont été étayées dans l’avis littéral. Elle précise qu’une phrase de l’avis littéral pourra être formulée autrement.
La FSU-SNUipp 86 a rappelé que la grille n’est pas particulièrement adaptée à l’évaluation des remplaçant-es, comme à beaucoup de fonctions. Cette mission de remplacement fait appel à des compétences très particulières, comme des capacités d’adaptation à des environnements différents, qui devraient être mieux valorisées.
Informations diverses
Démarches en cours
Retrouvez toutes les démarches en cours avec les notes de services de l’administration sur notre article :
https://snuipp86.fr/index.php/2026/01/21/2025-26-demarches-administratives-en-cours/
- Demande de mutation intra académique pour les PES
- Départ en formation CAPPEI
- Demande de disponibilité pour la rentrée 2026
- Utilisation du CPF
Appel en cours
Les conseiller-ères RH de proximité (CRHP) sont des personnels de l’académie qui ont accepté, en plus de leur fonction principale, de s’investir dans une mission RH pour contribuer à la gestion des ressources humaines de proximité. Ils exercent cette mission en adjonction de service. Les CRHP perçoivent une indemnité mensuelle pour l’exercice des missions à hauteur de 150,00 bruts.
https://snuipp86.fr/index.php/2026/01/14/mouvement-2425-les-appels-a-candidatures-en-cours/
Données carrière
Départ en formation ASH
Le dépôt des candidatures pour partir en formation CAPPEI en 2026/27 se termine le février. Le 11 mars 2026, des entretiens avec les candidat-es au CAPPEI auront lieu. Le 27 mars, les candidatures retenues seront envoyées au rectorat pour arbitrage. L’IA-Dasen indique ne pas savoir combien de formations seront budgétisées.
Poursuite des scolarités des stagiaires
Depuis le début de l’année, il y a eu 2 démissions de PES : 1 de liste principale et 1 de la liste complémentaire.
8 PES ont été reçus en entretien par un jury de titularisation : 1 a été renouvelé-e et les 7 autres ont été titularisé-es.
Indemnités péri-éducatives
Le décret n° 90-807 du 11 septembre 1990 institue une indemnité qui peut être versée aux personnels qui mènent ou encadrent des activités qui dépassent le temps scolaire : L’indemnité est attribuée en priorité aux personnels qui assurent l’accueil des élèves au-delà des heures de cours et aux personnels qui assurent la coordination des activités péri-scolaires organisées par les collectivités locales et les associations qui le souhaitent.
Autrement dit, cette indemnité peut être versée aux collègues qui, par exemple, partent en voyage scolaire. Une reconnaissance modeste mais logique quand on connaît l’investissement que nécessite de tels projets.
Le budget de ces indemnités étant insuffisants pour indemniser tou-tes les collègues partant en classe découverte avec nuitée, l’administration a décidé de modifier leur attribution. Les demandes devront être faites par les écoles sur des projets spécifiques qui seront étudiés en commission si les demandes sont nombreuses. Une information en ce sens ne devrait pas tarder à arriver dans les écoles.
Congés de Formation Professionnelle
6 demandes ont été effectuées, l’IA-Dasen ne connaît pas encore le volume qui sera accordé pour le département.
Compte Personnel de Formation
9 demandes ont été effectuées par des collègues du 1er degré pour la première campagne, 5 dossiers ont été acceptés.
Rupture conventionnelle
Le secrétaire général indique que le dispositif est suspendu actuellement.
Départs en retraite
25 collègues sont partie-es en retraite au 1er septembre 2025. 7 collègues sont depuis parti-es en cours d’année.
Questions diverses de la FSU-SNUipp 86
Bonus avancement direction de 3 mois
La FSU-SNUipp 86 a porté la situation d’une collègue directrice qui n’a pas pu bénéficier de son “bonus“ d’avancement. En effet, le décret n° 2023-777 du 14 août 2023 relatif aux directeurs d’école précise qu’un le bonus de 3 mois d’ancienneté est accordé à chaque directeur ou directrice ayant exercé une année complète de direction d’école : “A l’issue de chaque année de services continus accomplis dans la fonction de directeur d’école, les personnels mentionnés à l’article 3 bénéficient, pour l’avancement au sein de leur corps respectif, d’une bonification d’ancienneté de trois mois. “
Or cette collègue directrice était à l’échelon 10 de la classe normale, dans sa quatrième année, et a été promue à la hors classe. L’administration lui a répondu que ce dispositif s’applique en cas de changement d’échelon dans un des 3 grades (classe normale, hors classe, classe exceptionnelle) et non en cas de changement de grade. Résultat, les 6 mois de bonus d’ancienneté que la collègue avait acquis suite à 2 années de direction n’ont pas été pris en compte pour lui permettre d’avancer plus rapidement, elle a donc été payée 6 mois de plus à l’échelon 10 au lieu de l’échelon 11.
L’administration indique que ces 6 mois ne sont pas perdus et seront pris en compte lors du prochain changement d’échelon de la collègue.
Pour la FSU-SNUipp 86, cette situation est totalement contraire à l’esprit du texte. Face à l’augmentation des tâches et des responsabilités liées à la loi Rilhac que nous combattons, ce dispositif était une compensation financière, dont certain-es sont donc exclu-es en partie selon leur échelon.
Pour la FSU-SNUIpp 86, c’est l’administration qui se trompe dans l’application du texte. Actuellement, notre administration attend le passage d’échelon des collègues directeur-trices, puis rétroactivement, décale la date de promotion en ajoutant ce bonus. Cela crée des complications pour les calculs et les dates de départ en retraite, mais également pour certain-es pour les dates d’entretien de carrière, et surtout cela empêche tou-tes les collègues qui changent de grade (passage à la hors classe ou à la classe ex) de bénéficier de ce bonus ! Pour la FSU-SNUipp, si l’administration incrémentait ce bonus “ à l’issue de chaque année de services continus accomplis dans la fonction de directeur d’école “ comme le dit le texte, cela résoudrait une partie des difficultés.
La FSU-SNUipp demande d’ouvrir sans délai un cycle de négociations sur la direction et le fonctionnement de l’école, sollicitation formulée depuis des mois, sans aucune réponse de la part du ministère. La FSU-SNUipp porte notamment 6 chantiers pour la direction d’école et 15 mesures immédiates : lien
Poste EFIV Châtellerault
Lors de la carte scolaire 2025, un poste sur Châtellerault pour aider à la scolarisation des élèves issus de familles itinérantes et de voyageurs (EFIV) a été créé. Un appel à candidatures est apparu très tardivement, début septembre… pendant 4 jours, où une collègue a été retenue après recrutement à profil … mais elle n’a jamais reçu d’arrêté, et le poste n’a jamais été mis en œuvre.
L’IA-Dasen indique que la collègue ne sera pas nommée sur le poste, elle précise qu’il n’y a pas eu assez de candidatures, que cela aurait “déshabillé” un secteur et qu’une prise en charge avait été effectuée à la fois par des collègues du 2nd degré en heures sup et bientôt complétés, par une collègue du 1er degré en pacte.
Pour la FSU-SNUipp, le manque de candidatures tient à la fois d’un calendrier tardif, trop resserré, et de la difficulté pour les collègues de trouver dans ce nouvel intranet les appels à candidatures.
Pour la FSU-SNUipp, les compensations mises en place à Châtellerault à la place du poste EFIV ne sont pas du tout à la même hauteur.
Pour la FSU-SNUipp, il y a trop d’opacité sur les entretiens de ces postes à profil, tant sur les critères exigés, que sur le tri effectué par rapport aux fonctions des collègues qui candidatent...
L’IA-Dasen précise qu’il y aura un nouvel appel à candidature si le poste est maintenu en carte scolaire.
Reclassement
La FSU-SNUipp a porté les demandes de 2 collègues sur le reclassement au moment de leur recrutement et restées sans réponse depuis plus d’1 an :
- pour la 1ère situation, l’administration indique qu’il lui manque des pièces justificatives pour terminer le reclassement, certains courriers auraient été égarés. Elle est en contact avec la collègue.
- pour la 2nde situation, le collègue est hors délai pour sa demande. La FSU-SNUipp demande qu’à minima il reçoive une réponse à sa demande, même négative.
Frais de déplacement de Professeurs des Écoles Stagiaires
Les stagiaires peuvent bénéficier sous certaines conditions, d’une indemnité forfaitaire de formation (IFF : 1100 € /an) pour compenser les frais liés à leurs déplacements. Si cela est plus avantageux pour elles et eux, ils peuvent demander à la place à bénéficier des frais de déplacements mis en place pour le décret 2006. lire notre article
Avec la formation mise à mi-temps sur le site de l’INSPE d’Angoulême pour les stagiaires de la Vienne, cette 2ème option peut se retrouver plus intéressante financièrement.
L’administration répond qu’il n’est pas possible de percevoir l’IFF et de demander les frais réels. En cas de changement d’indemnisation, il faut se rapprocher de la DIBAG1 au rectorat. La FSU-SNUipp 86 portait la situation d’une collègue qui avait obtenu une réponse négative alors même qu’elle avait formulé une demande dans les temps.
Non passation de l’entretien de carrière
Pour des raisons diverses, des collègues peuvent passer à travers les mailles des plages d’appel des entretiens de carrière. Dans ce cas, l’appréciation dans I-Prof est “non renseigné”. C’est alors la DASEN qui porte une appréciation au regard du dossier du ou de la collègue, en conformité avec son parcours professionnel.
Le Secrétaire général indique que l’administration ne se rend compte de cet avis non renseigné qu’au moment des promotions.
Coordonnateur-trice d’IME
La FSU-SNUipp a porté la situations de collègues qui assument des missions de coordination sans en percevoir les indemnités.
La DASEN admet que ce n’est pas normal et elle conseille à ces collègues de se rapprocher leur IEN afin que leurs situations soient régularisées au plus vite.
Déclaration liminaire de la FSU-SNUipp 86
Mme l’Inspectrice d’Académie,
Mesdames et messieurs les membres de la CAPD,
La FSU-SNUipp débutera, sans surprise, par dénoncer le fait qu’il s’agisse de la première CAPD de l’année scolaire. Cette situation, conséquence de la mise en œuvre de la loi de 2019 dite de transformation de la fonction publique, constitue selon nous une perte, tant pour les collègues que pour l’institution dans son ensemble.
Alors que le site de l’IH2EF met en avant, à travers de nombreuses formules, l’importance du dialogue social — présenté comme un levier fondamental pour garantir un système éducatif efficace et équitable — nous préférons, pour notre part, les actes aux discours. La FSU-SNUipp réaffirme ainsi sa demande : que l’ensemble des situations individuelles liées à la mobilité et à l’avancement soient examinées en CAPD. Dans un contexte d’annonce tardive de la carte scolaire, entraînant inévitablement des répercussions sur le mouvement départemental, cette exigence apparaît d’autant plus légitime et nécessaire au bon fonctionnement de notre institution.
En matière de belles paroles sans actes, la profession a été particulièrement servie en ce début d’année par la lettre de notre ministre. Nous, tour à tour qualifié-es de « sentinelles de la raison », de « témoins éternels du monde qui s’en va », de « figures fondatrices », de « bâtisseurs de notre avenir commun », présentés comme « la fierté » et « l’espoir » de la Nation, pouvons apprécier individuellement le lyrisme et les formules flatteuses. Mais sans mesures concrètes, ces mots sonnent creux.
Car s’il n’y a, comme l’affirme le ministre, « pas d’École sans idéal, ni d’espoir sans horizon commun », il n’y a pas non plus d’École sans moyens ni sans réelle volonté politique. Et c’est précisément là que la poésie s’arrête, aux grilles de nos écoles.
La profession demande simplement les moyens et les conditions nécessaires pour accomplir son travail : faire grandir, réussir et émanciper tous les élèves, sans que cela se fasse au détriment de la santé des personnels, comme c’est malheureusement le cas pour trop de collègues aujourd’hui. Dès lors, lorsque le ministre présente « l’autorité » comme condition essentielle, cette vision prétendument idéaliste apparaît bien floue au regard des réalités de nos classes, et en particulier des enjeux de l’école inclusive.
Les véritables urgences sont pourtant identifiées : garantir le droit aux soins pour les élèves, indissociable du droit à l’enseignement ; mettre en place de véritables équipes pluridisciplinaires disposant de temps dédié pour travailler ensemble ; redonner des moyens à la formation continue ; créer des postes supplémentaires d’enseignant-es spécialisé·es, en RASED, en CMPP ou en remplacement ASH, afin de ne pas laisser des structures comme les EREA ou d’autres établissements sans réponse, comme cela a été le cas cette année.
Tout cela passe par une reconnaissance réelle des collègues sur le terrain, fondée sur l’écoute et la confiance accordées à leurs remontées de besoins, mais aussi par une reconnaissance financière indispensable.
Nous sommes donc en profond désaccord avec le budget annoncé. Nous revendiquons d’autres choix pour l’école publique laïque, notamment par la fin du financement public de l’enseignement privé sous contrat. Enfin, nous dénonçons fermement les annonces d’hier : la suppression de 110 postes dans le premier degré public de notre académie, que nous combattrons.
Concernant l’ordre du jour de cette CAPD, consacrée à l’examen des recours déposés par les collègues à la suite de l’avis formulé lors de leur entretien de carrière, la FSU-SNUipp 86 réaffirme sa demande de déconnexion entre l’évaluation professionnelle et l’avancement d’échelon. Elle continue de revendiquer un avancement à une cadence véritablement unique, à l’instar de ce qui existe dans d’autres corps de la Fonction publique.
La FSU-SNUipp réaffirme également la nécessité de formuler un avis lisible et cohérent à destination des collègues. Ces derniers ne remettent pas en cause les principes mêmes de l’évaluation, qui relèvent du cœur de notre métier, mais attendent qu’elle ait du sens.
Comment pouvez-vous accepter, Madame l’Inspectrice d’Académie, qu’en votre nom des collègues reçoivent un courrier leur indiquant que, malgré neuf avis « excellents » pour seulement deux avis « très satisfaisants », l’appréciation finale retenue soit « très satisfaisant » ? Une telle situation est non seulement mathématiquement incompréhensible, mais elle est aussi désastreuse du point de vue des ressources humaines, tant elle contribue à démotiver des personnels qui s’investissent quotidiennement pour faire fonctionner un système reposant largement sur leur engagement pour compenser ses manques et ses défaillances.
pour la FSU-SNUipp 86,
Sophie Bordes, Julie Coussay, Apolline Letowski, Matthieu Menaut,
