Étaient présent-es : Mme Alcindor (IA-DASEN), M. Grévoul (Secrétaire Général), M. GAY (IENA), l’ensemble des IEN (sauf Montmorillon Sud Vienne), Mmes Berton-Pain et Librero (Doses), 7 FSU-CGT Educ’Action, 4 UNSA, 3 FO

La FSU-SNUipp fait partie de la délégation FSU-CGT éduc’action.

La délégation FSU-CGT éduc’action est la délégation majoritaire avec 5 élu-es sur les 10 représentant-es du personnel pouvant voter.

 

Note d’ambiance : Un projet déficitaire comme jamais vu depuis au moins 10 ans

  • -29 ETP 
  •  obligation de poursuivre la mise en place des PAS en complément des 2 existants (en récupérant des postes hors la classe), 4 pour cette rentrée pour arriver à 15 à la rentrée 2027 afin de couvrir l’ensemble du territoire

…mais ce qui ne change pas, c’est la même combativité de vos élu-es FSU-SNUipp au sein de ce CSA-SD carte scolaire. En effet, les représentant-es FSU-SNUipp 86 avaient été saisi-es par les personnels, les parents et les élu-es de la plupart des situations. Les arguments de la FSU-SNUipp 86 ont permis, par rapport au projet, la levée de 2 fermetures  et l’obtention de 2 nouvelles ouvertures.

Déclaration liminaire 

Lors de sa déclaration liminaire que vous retrouverez en intégralité à la fin de ce compte rendu, la FSU-CGT éduc’action a évoqué :  

  • le nombre grandissant de RSST relatifs à des faits de violence sur les personnels
  • les conditions de travail
  • le soutien à l’école inclusive
  • la nécessité de décharges exceptionnelles pour les écoles de quartier politique de la ville ou accueillant un public en difficultés
  • la place de l’école rurale sur le territoire
  • l’importance des appuis pour le climat scolaire 
  • la nécessité d’ouvrir des postes de Plus de Maitre Que de Classe

Réponse de la DASEN 

Suite aux déclarations liminaires, l’IA-DASEN est revenue sur la poursuite du travail mené avec  les élu-es et les parlementaires locaux au regard de la  démographie scolaire. Le but est selon elle d’avoir un service de qualité quels que soient les endroits, ruralité incluse. Il faut que les familles puissent avoir accès dans une proximité relative à un enseignement de qualité. Des mesures sur les 3 ans à venir ont été annoncées aux élu-es l’an dernier pour réorganiser le territoire. Elle met en avant le travail des maires de Payroux  et St Romain : ils ont accepté de fermer leurs écoles pour regrouper leurs élèves dans le secteur de  Charroux, Savigné. Des moyens seront mis pour faciliter ces glissements. Elle rappelle que si rien n’est fait, année après année il y aura des fermetures subies. 

Si on respectait la baisse démographique, on ne serait pas à – 29 mais à – 44 postes sur le département selon elle.

Concernant la date tardive de la phase d’ajustement du Mouvement départemental, le 16 juillet : la phase a déjà été condensée au maximum, il est impossible de faire plus court pour les services.

Choix d’ouvertures et de fermetures de l’IA

Retrouvez l’ensemble des mesures issues de ce CSA 86 sur ce lien : 

https://snuipp86.fr/index.php/2026/03/30/carte-scolaire-2026-ouvertures-fermetures-csa-du-30-03-2026/

Décharge de direction

Suite à une demande récurrente depuis plusieurs années de la FSU-SNUipp 86, la DASEN a acté le maintien de la décharge de direction à N+1 lorsqu’il y a une fermeture de classe dès que cela impacte le temps de décharge. L’IA-Dasen avait déjà annoncé ce projet le 25 novembre en groupe de travail mouvement ( voir compte rendu )

La FSU-SNUipp 86 a su argumenter pour obtenir dès maintenant des  prolongations de décharges exceptionnelles de direction a minima pour les écoles en REP et QPV (quartier politique de la ville). Pour les autres écoles concernées, il faudra attendre la rentrée, en fonction des moyens restants. 

Ecole inclusive 

La FSU-SNUipp 86 marque son incompréhension de voir apparaître les dispositifs au service de l’inclusion dans les mesures de carte scolaire. Malgré les éclairages de l’IEN école inclusive, cela envoie un message négatif. 

La FSU-SNUipp 86 ne conçoit pas la fermeture des dispositifs, notamment en établissements (IME, CMPP) sans que ne soient proposés d’autres moyens pour nos élèves ayant des besoins particuliers notamment de soins. 

Par ailleurs, la FSU-SNUipp 86 remet aussi en question la fermeture du poste EFIV (enfants de familles itinérantes et de voyageurs). Cela paraît être un acte manqué puisqu’il n’a jamais réellement été mis en place.

Tous ces postes répondent à un besoin de terrain qui ne peut être remplacé par les PAS.

La FSU-SNUipp 86 a montré combien la fermeture de la classe à Nieuil l’Espoir aurait fragilisé la poursuite de l’implantation de l’UEEA.

Education prioritaire

La FSU-CGT a redit son attachement à la prise en compte de l’accueil des élèves et des familles en éducation prioritaire.

Les propositions de fermetures à Herriot/Souché Châtellerault et Poitiers Andersen maternelle contreviennent à cette qualité d’accueil. Dans ces écoles, les équipes font remonter des difficultés grandissantes mais aussi une augmentation des élèves ayant des besoins particuliers voire, pour la maternelle, des élèves avec des troubles non reconnus. Alors que sur le quartier des Couronneries, par exemple, est demandé un dispositif particulier pour accueillir ces élèves de maternelle et comme le revendique la FSU-SNUipp 86 la baisse démographique pourrait permettre un accueil plus serein, la DASEN a choisi de maintenir les fermetures de classes dans ces quartiers d’éducation prioritaire. Ce choix est incompréhensible pour les équipes comme pour la FSU-SNUipp. Déjà épuisées, les équipes de ces écoles se sentent abandonnées dans leur mission de service public d’éducation.

Ecoles rurales 

La FSU-CGT a rappelé que la réorganisation de l’Ecole Rurale doit se faire en concertation avec les acteurs des territoires : élu.es, parents, enseignant.es. L’administration ne peut arriver en posant comme argument d’autorité la baisse des effectifs. La FSU-CGT ne peut que déplorer comme dans le secteur de la Trimouille, une désertification de celui-ci alors que l’éducation nationale a elle-même procédé à des coupes franches. Annoncer les mesures de carte n’est pas une politique éducative de qualité, la FSU-SNUipp 86 continue de porter le fait que l’éducation nationale doit accompagner la réflexion sur la proposition d’accueil scolaire et la manière de repenser l’école sur ces secteurs.

Postes hors la classe 

La FSU-SNUipp 86 se bat pour que les équipes puissent bénéficier de personnes ressources sur lesquelles s’appuyer pour construire des projets pédagogiques et répondre à des situations complexes de climat scolaire. Les missions du CPD EDD et Climat scolaire seront dorénavant prises en charge par l’Adjoint à la Dasen. La FSU-SNUipp 86 a bien précisé qu’il est nécessaire d’avoir un personnel dédié, surtout dans le contexte national et que cette mission requiert de n’être pas saupoudrée au milieu d’autres missions.  Comment faire mieux avec moins de personnels ? 

Plus de maîtres que de classes

La FSU-SNUipp ne cesse de réclamer des postes de PDMQDC en appui dans les écoles afin de garantir un climat scolaire plus serein et de mieux répondre aux besoins particuliers des élèves. L’IA-DASEN a répondu que cette demande était irréalisable au regard de la politique d’éducation mise en œuvre actuellement et dictée par un budget contraint.

Modifications depuis le groupe de travail

Entre le projet présenté en groupe de travail le 26 mars (lien) et le projet final de l’IA-Dasen lors de ce CSA-SD, plusieurs modifications ou précisions ont eu lieu : 

  • Nieuil L’Espoir  : annulation de la fermeture
  • Loudun Renaudot primaire :  annulation de la fermeture
  • Poitiers Brel mat, Poitiers Bouloux, Poitiers Neruda élem, Poitiers Micromégas mat et élem, Buxerolles Paratte élem : maintien de leur décharge de direction exceptionnelle pour la rentrée prochaine.  
  • Secteur Charroux et Savigné : suite à la fermeture de RPI Payroux Saint Romain ouverture d’une classe à Charroux une autre à Savigné et une en plus sur le secteur. 
  • Saint Exupéry Poitiers : une annulation de la transformation d’un poste PEMF en poste d’adjoint-e au lieu de deux. Ceci permet de maintenir la décharge de direction totale. (5 classes PEMF et une Directrice d’Ecole d’Application)

Projet final : https://snuipp86.fr/index.php/2026/03/30/carte-scolaire-2026-ouvertures-fermetures-csa-du-30-03-2026/

Vote 

La FSU-CGT éduc’action 86 a voté contre ce projet de carte scolaire puisque les moyens pour l’éducation prioritaire, l’école inclusive, ceux répondant à l’alerte sociale déposée par la FSU-SNUipp 86 ne sont pas au rendez-vous de cette carte scolaire. Cette dernière n’améliorera  en rien la situation globale de notre département !!!!!  

  • Pour : 0
  • Abstention : 3 Unsa
  • Contre : 7 (5 FSU-CGT éduc’action, 2 FNEC-FP-FO)

L‘IA-DASEN valide sa carte scolaire grâce à l’abstention de l’UNSA. Ce vote entièrement contre aurait permis la tenue d’un CSA de repli dans lequel l’IA-Dasen peut potentiellement revoir sa copie. Cela aurait laissé le temps aux écoles et à leurs partenaires de porter de nouveaux arguments et d’amplifier la mobilisation.

La FSU-CGT éduc’action 86 a défendu tous les dossiers qui avaient été portés à sa connaissance. 

La suite de ces décisions ?

CDEN le 31 mars à 9h

L’ensemble de ces décisions doivent être ensuite validées au CDEN du 31 mars à 9h. Le CDEN est le conseil départemental de l’éducation nationale. Il est présidé par le Préfet, la DASEN et le président adjoint du conseil départemental. Le CDEN est composé de représentant-es :

  • des collectivités locales (mairies et conseil départemental)
  • des personnels des établissements d’enseignement et de formation. La délégation FSU-CGT éduc’action est la délégation majoritaire avec 5 élu-es
  • des usagers-ères (parents d’élèves, associations, etc.)

Les mesures annoncées peuvent potentiellement encore évoluer pendant le CDEN, mais, par expérience, nous savons que cela reste très à la marge.  Continuez à nous contacter pour que nous portions votre demande, mais aussi pour répondre à vos questions. De même, les parents d’élèves ou vos maires peuvent contacter leurs représentant-es présent-es en CDEN. Contactez-nous pour avoir des infos.

Pour information, les personnels peuvent aussi utiliser l’outil de la grève grâce au préavis de la FSU-SNUipp déposé sur la période. Pour être en grève, il faut envoyer son intention au moins 48h avant.

Mouvement

Une fois les décisions validées en CDEN mardi 31 mars, les mesures seront effectives pour le mouvement 2026, mesures de fermetures de postes notamment. Contactez la FSU-SNUipp 86 pour être accompagné.e. Une visio spéciale mouvement “collègues en situation de mesure de carte scolaire” aura lieu le mercredi 1er avril  de 14h30 à 15h30

Calendrier prévisionnel du mouvement

  • mercredi 15 avril au 27 avril : saisie des vœux sur SIAM
  • lundi 8 juin : résultats phase informatisée
  • jeudi 16 juillet : résultats phase d’ajustement

Questions diverses 

Quel bilan pour les PAS mis en œuvre cette année?

La DASEN indique que l’IEN ASH suit de près l’activité des 2 PAS créés l’an passé à Buxerolles et Montmorillon via un tableau de bord. La DASEN se félicite de la dynamique en train de prendre et indique que le fait que les parents s’en saisissent également constitue un bon indicateur pour l’implantation des 4 nouveaux PAS prévus dans le projet de carte scolaire. La communication est à accentuer sur le sujet.

  • 6 dossiers en maternelle (1 sur Montmorillon et 5 sur Buxerolles)
  • 25 dossiers en élémentaire (13 sur Montmorillon et 12 sur Buxerolles)
  • 8 dossiers en collège (2 sur Montmorillon et 6 sur Buxerolles)
  • 5 dossiers en lycée, tous sur Buxerolles

Pour la FSU-CGT, les PAS ne solutionnent pas toutes les situations relevant de l’école inclusive et l’ouverture des postes sur les PAS ne devrait pas être uniquement prise sur les moyens du premier degré car les PAS bénéficient aussi aux collèges et lycées.

CAPPEI : départs en formation et état des lieux des postes occupés sans certification

Les départs en formation sont encore en arbitrage chez le recteur car il y a une régulation avec l’EAFC, ce qui est regrettable. 

Les entretiens ont eu lieu avec pour appui une grille harmonisée. Le nombre de supports ASH vacants nécessaires pour les stagiaires contraint le nombre de départs en formation. En fonction des supports, les candidat-es ont été informé-es qu’ils et elles risquaient d’être formé-es sur une autre spécialité.

Selon le SG, il y a actuellement 7 postes en  ASH occupés sans certification répartis entre les brigades ASH, ULIS, SEGPA, EREA, UEEA et CEFORD. L’IEN SEI (service de l’école inclusive) se réjouit de constater qu’il y a de moins en moins de collègues nommé-es d’office en ASH…. pour la FSU-SNUipp, le SG s’est totalement trompé dans ces chiffres, il y a bien plus de collègues sans certification que cela ! 

La FSU-SNUipp 86 demande l’augmentation des départs en CAPPEI et une vraie campagne de communication pour encourager les départs en formation RASED ADR.

Retraite progressive

Le secrétaire général a indiqué pour 2025-26 : 

  • 6 demandes de retraite progressive 
  • 18 départs en retraite en cours d’année

Pour la rentrée 2026, il prévoit 

  • 23 départs en retraite 
  • 9 demandes de retraite progressive en cours d’instruction (campagne temps partiels)

La FSU-SNUipp 86 demande que toutes les demandes de temps partiel pour retraite progressive soient accordées.

PES 

  • Échanges entre départements : le secrétaire général indique 23 demandes d’échanges de département contre 13 l’an passé. 4 échanges terme à terme ont été acceptés (5 l’an dernier). 
  • Démissions : 7 en tout sur l’académie , 1 en Charente, 1 en Charente-Maritime, et 5 en Vienne dont 2 sur liste complémentaire.
  • DAPES : 8 PES bénéficient du DAPES (suivi renforcé au long de l’année)

La FSU-SNUipp 86 revendique la possibilité de changer de département à chaque fois que cela est possible.

Rupture conventionnelle

La possibilité de rupture conventionnelle a été reconduite pour les fonctionnaires. 

Il y avait eu 2 départs accordés au 31 décembre 2025 et 4 nouvelles demandes sont en cours (fin de la campagne le 3 avril 2026) et les décisions ne seront pas prises avant mi-mai 2026 après examen par la commission académique. 

La FSU-SNUipp 86 demande que les collègues puissent bénéficier du droit à la rupture conventionnelle sans restriction.

Evaluation d’école

L’adjoint à la DASEN indique que cette année 24 unités sont en évaluation d’école (ce qui représente une soixantaine d’écoles). A la fin de l’année scolaire 2026-27, toutes les écoles auront fait leur première évaluation d’école. Des discussions ont eu lieu entre les équipes et les ien pour demander plus de clarté et d’accompagnement. L’administration réfléchit à plus de « pragmatisme » pour le prochain cycle d’évaluations.

Indemnités Péri-Educatives : 

L’enveloppe 2024-2025 n’a pas été utilisée par la DASEN qui reconnaît ne pas avoir été assez  attentive à l’attribution des IPE car elle arrivait d’une académie où cela n’existait plus.

 Pour 2025-26, les écoles ont été destinataires d’une note de service accompagnée d’un formulaire à remplir pour toute demande. L’enveloppe est de 24744 € bruts, ce qui correspond à 989 IPE disponibles. Il y a déjà 35 dossiers de demandes en cours d’étude pour projets particuliers ou sorties avec nuitées. L’arbitrage n’est pas rendu mais la DASEN souhaite ventiler au maximum cette somme.

La FSU-SNUipp 86 déplore la perte de l’enveloppe 24-25 rendue au budget de l’État, au détriment des collègues.

ENT 

L’A-DASEN rappelle que dans le département seuls les logiciels One et Beneylu School sont validés RGPD par convention. Si Edumoov reste autorisé pour un usage personnel, il n’y a pas de convention signée avec le rectorat ce qui empêche une utilisation vers les usagers des écoles. Une communication devrait partir à destination des équipes dans ce sens.

La FSU-SNUipp 86 déplore le calendrier d’information aux équipes qui se retrouvent bien souvent déjà engagées depuis la rentrée sur ces outils.

Déclaration liminaire complète du FSU-CGT Educ’Action

Madame l’Inspectrice d’Académie,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA de la Vienne,

La délégation FSU/CGT Educ’Action souhaite la bienvenue aux nouveaux membres de ce CSA, Madame l’Inspectrice d’Académie ainsi que M. le secrétaire général. Nous espérons que le dialogue social, qui a toujours été très constructif dans notre département, le restera. Les organisations syndicales, et notamment la FSU/CGT éduc’action largement majoritaire, continueront à porter la voix de la profession. 

Quel suspens. Après une attente de plusieurs mois et de longues tergiversations sur le budget, nous voilà aujourd’hui rassurés quant au recul du gouvernement sur la suppression des plus de 3000 postes dans le 1er degré. Alors même qu’avec l’ancienne proposition de budget, le 86 aurait pu se retrouver dépossédé d’une centaine de postes environ, nous nous satisfaisons d’un retour à la raison. Bien sûr, la baisse démographique impacte durement notre département. Cependant, prenons un peu de hauteur et ayons en tête que dans le reste de l’Europe et des pays de l’OCDE, nos effectifs sont dans les plus hauts et notre taux d’encadrement parmi les plus bas. Ainsi, si notre département devait atteindre la moyenne européenne de taux d’encadrement, il nous manquerait tout simplement 270 postes ! De ce point de vue, cette perte de 10 postes semble bien inappropriée. 

D’ailleurs, en ce mois de février, les personnels des écoles du 86 tentent de tenir tous les bouts sans en avoir les moyens. De manière très concrète, la situation est plus que préoccupante. La situation du remplacement tout d’abord. Le 86 a connu ces derniers jours des journées à plus de 80 classes non remplacées. Journées pendant lesquelles un grand nombre d’élèves se sont retrouvés répartis dans d’autres classes, une situation inacceptable pour ces élèves, leurs familles et pour les équipes pédagogiques forcées de trouver une organisation forcément insatisfaisante. Nous nous réjouissons de voir la création de postes de remplaçant-es départementaux mais nous savons déjà que leur nombre ne permettra pas de faire face. La situation n’est pas seulement liée à l’épidémie de grippe puisque le non remplacement n’est plus assuré de manière satisfaisante depuis la deuxième période de l’année. La FSU-CGT réclame à ce que la Vienne cesse d’être le parent pauvre de l’Académie : la situation critique du non remplacement dans le 86 (qui ne concerne pas l’ensemble des départements!) devrait toujours être prise en compte lorsqu’il s’agit de répartir les moyens académiques : nombre de stagiaires, suppression de postes et AESH entre autres.   

Pour la FSU-CGT, un autre temps dédié aux ouvertures est nécessaire d’ici les vacances d’été. Nous ne sommes qu’en février, beaucoup de situations vont se complexifier, et pas seulement en éducation prioritaire. De plus, nous demandons Madame la Directrice académique, que vous actiez comme vos prédécesseurs, qu’en septembre, aucune mesure de fermeture ne puisse être prononcée, seulement des ouvertures. 

Autre point de tension, le manque de moyen dédié à l’inclusion. Les postes de RASED non pourvus ne feront qu’accroître l’impossible équation entre la nécessité de bien inclure et les moyens réellement accordés. Double peine lorsque le manque criant d’AESH ne permet même plus de couvrir les besoins : une remplaçante AESH par PIAL ne permet pas de faire face aux arrivées d’élèves notifiés en cours d’année ni même, plus trivialement, aux absences d’AESH.  Là encore la Vienne est le parent pauvre de l’académie et cela est dû à une politique volontaire de non-reconnaissance de la part de la MDPH86. Et ce sont les élèves et les personnels qui en subissent les conséquences sur le terrain. De même, concernant les élèves à besoin éducatif particulier, nous notons positivement que la situation des EFIV soit prise en compte avec un poste supplémentaire à Châtellerault mais il manque encore des postes. C’est la même situation pour les élèves allophones dont bien peu bénéficient des heures réglementaires par manque de moyens humains. 

Vous serez, Madame la directrice académique, la présidente de la Formation spécialisée du CSA de la Vienne. La santé et la sécurité au travail doivent être les chantiers prioritaires de votre mandat. En effet, comme vous avez déjà pu le constater en lisant les RSST et les Faits d’établissement, les personnels vont très mal. Et ces signalements ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Les accidents de service et de travail, les arrêts maladie, les demandes de départs, de disponibilités se multiplient. Il est temps de prendre ce problème à bras-le-corps et que les personnels se sentent soutenus et accompagnés. Pour cela, il faut de la volonté mais aussi des moyens. Et ce n’est pas en retirant une nouvelle fois des postes que la situation va s’améliorer.

Si la FSU/CGT éduc’action a évoqué le dialogue social, il en est de même concernant le dialogue avec les usagers. Nous savons que les inspectrices et inspecteurs ou le Dasen, ont pris l’habitude d’échanger, en amont de la carte scolaire, avec les maires mais également avec les parents d’élèves. Nous saluons cette volonté de dialogue. La carte scolaire ne peut se faire qu’ainsi, sur un temps long. C’est pourquoi la FSU/CGT  éduc’action ne peut être qu’en désaccord avec les propos tenus par une autre organisation syndicale lors du CSA académique. Comment imaginer fermer toutes les écoles à une classe, regrouper à tour de bras dans des pôles éducatifs sans concertation, comme si la décision ne pouvait venir que de l’administration centrale ? Chaque école, chaque territoire est différent, la carte scolaire est un travail de dentelle. Ce dialogue prend du temps, mais c’est le seul moyen pour maintenir et promouvoir notre service public d’éducation dans notre département. 

La FSU/CGT éduc’action portera l’ensemble des situations qui lui ont été remontées et nous attirons plus particulièrement votre attention sur les situations de différentes écoles. Pour les écoles suivantes, nous ne pouvons envisager une fermeture : Migné Limbre, Château Garnier, Lathus, Verrières, Tercé, Chiré-en-Montreuil, Poitiers Micromégas élémentaire, Marçay, Voulon, St Benoit Ermitage élémentaire, Mouslimes, Mazeuil entre autres. 

La FSU/CGT éduc’action souhaitait également faire un focus particulier sur la direction, mise à mal par cette carte scolaire. Ainsi, pour toutes les écoles qui subiraient une fermeture avec impact sur la quotité de décharge de direction, nous demandons un maintien exceptionnel de cette décharge pour la rentrée. Toujours dans l’idée de reconnaître le travail des directeur-trices, nous sollicitons pour les écoles suivantes l’octroie d’une décharge supplémentaire : Lavoisier Châtellerault (sous la forme d’un poste d’appui à la direction), Lussac les châteaux élémentaire, Mirebeau élémentaire, Jacques Brel Poitiers maternelle, Bouloux Poitiers et Pagnol Poitiers. Le nombre d’ETP consacré à ces décharges exceptionnelles est désormais réduit à peau de chagrin, soit 1,17 postes. Nous demandons qu’une politique volontariste soit établie et que ce nombre atteigne 5 ETP en 2 ans. Enfin, nous souhaitions mettre en avant la nécessité d’ouvertures à Sommières, Marcel Pagnol Poitiers, Paul Blet Poitiers et Ingrandes élémentaire. 

Nous le disions, la carte scolaire exige un travail de dentelle. Aussi, nous attirons votre attention sur deux secteurs en tension à Poitiers : les 3 Cités et les Couronneries. Des engagements forts doivent y être pris. 

 

Bordes Émilie, Bordes Sophie, Boutault Emilie, Coussay Julie, Delage Frédérique, Letowski Apolline, Massé Julien.