Étaient présent-es : M. Claverie (IA-DASEN), M. Monlun (Secrétaire Général),M. Artaud (IENA), 5 FSU-CGT Educ’Action, 3 FO, 4 UNSA, le SNALC était absent , 2 personnels administratifs Doses (Mmes Berthon Pin et Librero) et l’ensemble des IEN (sauf ASH). 

Le SNUipp fait partie de la délégation FSU-CGT Educ’Action.

Note d’ambiance : 

Premier CTSD en présentiel depuis le confinement, cette instance a permis de retrouver une qualité d’échanges satisfaisante. Lors de celle-ci le SNUipp-FSU 86 a porté à la connaissance du DASEN plus d’une dizaine de situations. 

1. Déclaration liminaire : 

L’inspecteur d’Académie,

Mmes et M les membres du CTSD de la Vienne. 

Après un été sous le signe du sport, une nouvelle année scolaire a débuté hier. “Une rentrée ordinaire” comme vous l’avez vous-même défini dans les médias Monsieur l’Inspecteur d’Académie.  Nous sommes bien d’accord avec vous sur ce point : pour la dernière année du quinquennat Macron-Blanquer, malheureusement, toujours rien d’extraordinaire à l’horizon pour nos belles écoles de France. Les lendemains qui chantent auront sûrement lieu aux calendes grecques. Bien des points ne nous permettent pas de nous réjouir de cette rentrée.

L’annonce récente des modestes revalorisations pour les enseignants et les enseignantes ne va pas, comme promis, nous permettre de rejoindre ”le peloton de tête des pays de l’OCDE”. En réalité, nous nous situons plutôt juste devant la voiture-balai. Le ministre le sait. Mais manque de volonté ou d’envie. Ce n’est pas encore cette année que la France retrouvera le maillot jaune. Ces comparaisons sportives devraient plaire au ministre, lui qui s’est félicité cet été du rôle de l’EPS dans la conquête du graal olympique. Malencontreusement, les sportifs français connaissaient mieux le sujet et le ministre a vécu des heures difficiles sur les réseaux sociaux. Il n’aura, encore une fois, pas réussi à glaner l’or du meilleur communicant mais en aura eu, tout de même, pour son argent.

De même, au mois d’août, nous n’avons pas entendu le ministre critiquer le taux d’encadrement trop important des équipes de France de basket. Pourtant, 12 joueurs et joueuses étaient sélectionnés pour seulement 5 places sur le terrain. Pendant ce temps-là, dans la Vienne, nous ne disposons même pas assez d’enseignants et d’enseignantes pour mettre sur les postes. Face aux manques criants de professeur-es des écoles dans notre département, malgré certains refus de temps partiel et de disponibilités, aucun recrutement liste complémentaire ne semble être autorisé. On va encore une fois devoir chercher des contractuel-les… Pourtant pour les JO, le ministère a préféré, sur ce point, prendre des joueuses et des joueurs confirmés et non passer par une campagne de recrutement pour une place sur le banc. Et là, même les remplaçants et les remplaçantes ont touché la prime de médaillé-es olympiques. Alors que bizarrement, le même ministère oublie bien des collègues titulaires lorsqu’il a fallu distribuer une modeste prime COVID ou les frais de déplacement. Deux poids, deux mesures. 

Vous parlez également, Monsieur l’Inspecteur d’académie, de “contexte particulier”. Le variant delta change effectivement la donne. Les contaminations montent en flèche, notamment chez les enfants. Seulement, Monsieur le ministre, sûrement trop absorbé par les rumeurs de transfert au PSG, n’a pas eu le temps de s’intéresser au COVID. Tout le monde au niveau 2, pas de distinction. Une copie bien brouillonne en vérité. Le ministère semble uniquement se reposer sur le dévouement des agent-es pour faire face à la situation en parant au plus pressé. Seulement, les élèves, les enseignants et les enseignantes n’ayant pas tous et toutes  la science des dribbles de Messi, ils et elles ne pourront pas tous et toutes  éviter le virus. Il va donc falloir prévoir une hausse des classes fermées, de la contestation des parents, de la pression mise sur les enseignants et le Rectorat. Le serpent se mord la queue. Plus les conditions seront difficiles, moins on suscitera de nouvelles vocations. Comme MBappé au Real Madrid, les collègues trouveront l’herbe plus verte ailleurs et quitteront, toujours plus nombreux, l’Education nationale.

De même, comment ne pas profiter des Jeux paralympiques, pour évoquer l’insertion des handicapés au sein de notre ministère. Face au coup de projecteur incroyable que sera Paris 2024, il faut ambitionner dès aujourd’hui, de mettre des moyens pour les agent-es handicapé-es et l’école inclusive. L’Education nationale emploie moins de 4% d’agents handicapés. Bien loin des 6 % minimum préconisés. Aussi, nombre d’agent-es handicapé-es en poste ne se sentent pas accompagné-es par l’institution. La loi de 2005 prônant l’environnement inclusif est encore loin d’être une réalité. Concernant les élèves, malgré une volonté affichée d’une inclusion véritable, bien souvent, elle se fait sans moyen. La FSU-CGT Educ’Action a toujours défendu l’inclusion. Mais avec des moyens humains et des salaires décents. Avec du temps et de la concertation. 

Le socle commun qui décline les compétences sociales et civiques à acquérir annonce, notamment, comme objectif : “le respect des autres, la civilité, le refus des stéréotypes et des discriminations.” c’est donc l’école qui doit contribuer à lutter contre tous les stéréotypes discriminants qui gangrènent le sport professionnel comme cela arrive fréquemment lorsqu’il s’agit des stéréotypes entourant les origines supposées des équipes de France féminine et masculine de football. Vous comprendrez, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, notre stupéfaction et notre opposition à la campagne de promotion de la laïcité du ministère. Celle-ci ne fait pas référence aux fondements de la laïcité. En effet, la liberté de conscience et sa manifestation dans les limites de l’ordre public, la neutralité de l’État et de ses agent·es, l’égalité de toutes et tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction, en sont absentes. Elle mélange la question de l’identité, par des assignations stéréotypées de couleur de peau et de prénom, à celle de la laïcité et renforce ainsi « l’idée que les menaces contre la liberté de conscience seraient liées aux différentes origines ». La FSU-CGT Educ’Action demande à ce que ces affiches soient retirées et que les partenaires sociaux soient consultés lors de la prochaine campagne. Jouer personnel n’est jamais une solution, surtout que le ministère a plutôt tendance, ces derniers temps, à marquer contre son camp.

Pour préparer Paris 2024, Jean Michel Blanquer préconise que chaque élève pratique 30 minutes d’activité physique quotidienne en plus des heures hebdomadaires d’EPS. Seulement, cette nouvelle marotte ministérielle ne s’accompagne pas d’une évolution des horaires d’enseignement en vigueur… là encore, le ministre nous impose un grand écart sans échauffement. Encore un manque flagrant d’anticipation rue de Grenelle qui induit toujours un peu plus de non-sens dans le travail quotidien de nos collègues. En évoquant les problèmes de préparation, nous tenions à déplorer, une fois n’est pas coutume, l’absence de document de travail pour ce CTSD. Deux postes étant réservés à Poitiers, nous aurions pu avoir, de votre part, les effectifs des écoles de cette ville et réaliser notre travail de représentant-es des personnels dans de bonnes conditions. 

Malgré ces débuts en dents de scie, nous espérons, Monsieur l’Inspecteur d’académie, que vous êtes au moins aussi déterminé que Clarisse Agbegnenou sur le tatami de Tokyo, pour contribuer à améliorer nos conditions de travail. Et cela doit passer par des ouvertures dès ce CTSD. Nous défendrons donc aujourd’hui les ouvertures de Fontaine-le-Comte élémentaire, Chaunay, Saint Sauvant, Poitiers Perrault, Poitiers Montmidi élémentaire, Lusignan élémentaire, Châtellerault Carpantier.

Bien sûr,  personne n’est dupe sur l’état du vivier enseignant dans la Vienne à cette rentrée qui est catastrophique, cependant, le déni de réalité du ministère ne doit pas s’opérer au détriment des conditions d’étude des élèves et des conditions et du bien être au travail des agent-es. Pour conclure, nous vous souhaitons à toutes et à tous une très belle année scolaire. 

Réponse du DASEN : 

Suite aux déclarations liminaires, l’IA-DASEN a répondu qu’à cette rentrée le niveau 2 du protocole sanitaire était appliqué. Il a souhaité que son application soit la plus souple possible dans les conditions actuelles. Le niveau 3 reste à envisager.

Il a demandé aux IEN d’accompagner les équipes avec souplesse, lorsqu’il y a des demandes de modifications d’organisation du temps scolaire dans la limite du raisonnable. Elles seront refusées quand le temps d’enseignement dépassera 24h ou sera inférieur à 23h d’enseignement.

L’Inspecteur d’Académie rappelle qu’il a fait le choix de faire la carte scolaire la plus complète possible en mars et en juin pour permettre aux équipes de s’organiser au mieux avant les vacances d’été. Celle de septembre ne traite que les urgences. Il ne restait qu’un poste pour les ouvertures et les rattachements des deux postes “flottants” de Poitiers, créés en juin. Pour rappel, il n’y a aucune fermeture à la rentrée.

Le DASEN a décidé que les deux postes flottants ne seraient pas forcément affectés cette année sur les écoles de Poitiers car les personnels affectés sur ces postes seront nommés à titre provisoire cette année. Les nominations à titre définitif seront donc actés en 2022.

Dans le cas où l’ajout exceptionnel d’une classe aurait impacté dans la cadre ordinaire la décharge de direction (augmentation), le SNUipp-FSU 86 a demandé qu’une vigilance soit opérée et que l’administration octroie le volume de décharge correspondant. Par exemple, une école à trois classes qui bénéficierait d’un moyen supplémentaire à l’année, obtiendrait donc d’¼ de décharge hebdomadaire, contrairement à ce qu’il se passait jusqu’à présent.

Le DASEN a accepté cette proposition sachant qu’il faudra provisionner le nombre d’ETP nécessaire sur la carte scolaire de mars 2022.  


2. Choix d’ouvertures 

Le SNUipp-FSU 86 a porté de nombreuses demandes d’ouvertures à cette nouvelle phase de carte scolaire : Fontaine-le-Comte élémentaire, Chaunay, St Sauvant, Verrières, Lusignan élémentaire, Châtellerault Prévert, Châtellerault Carpentier, Poitiers Charles Perrault, Poitiers Montmidi élémentaire. 

Le SNUipp-FSU 86 regrette de ne pas avoir eu de documents de travail pour ce CTSD concernant les effectifs de Poitiers pour travailler sur le positionnement des deux postes flottants prévus sur la ville. Suite à notre interpellation, le DASEN convient de la nécessité d’organiser un groupe de travail à ce sujet pour estimer le nombre de postes flottants qui seront nécessaires pour Poitiers, leur fonctionnement et leur implantation. 

Cette carte scolaire de rentrée a mis en évidence différents problèmes que le SNUipp-FSU 86 avait soulevé lors des précédentes phases de carte scolaire : 

  • la nécessité de traiter dès la première phase de carte scolaire toutes les ouvertures de classes dédoublées nécessaires pour ne pas avoir à ouvrir en urgence une classe en septembre comme c’est le cas à Charles Perrault cette année ;
  • la nécessité de ne pas utiliser la seule moyenne du nombre d’élèves par classe sur la commune pour décider une fermeture de classe (comme à Lusignan où l’élémentaire à un E/C aujourd’hui de 26,5)
  • La nécessité de ne pas régler les problématiques d’effectifs sur une commune en forçant la création d’une GS CP entre 2 écoles maternelle et élémentaire comme à Fontaine le Comte où cet artifice n’a pas permis de diminuer le nombre d’élèves par classe en élémentaire. 

Décisions d’ouvertures 

Les ouvertures qui ont été actées lors de cette instance par le Dasen sont :

  • Fontaine le Comte élémentaire

Sur les 2 postes provisionnés sur Poitiers, 1 seul est utilisé pour la ville. il est affecté à titre provisoire :

  • Poitiers Perrault Élémentaire

Dotation supplémentaire pour l’année 2021-2022 (transformation de 2 postes de remplaçants non pourvus + 1 poste provisionné à Poitiers) :

  • St Sauvant prim 
  • Châtellerault Prévert prim
  • Verrières prim

Une attention particulière sera portée à Poitiers Montmidi élémentaire si cela devient trop compliqué avec des arrivées en automne. Un poste provisoire pourrait être détaché en cours d’année. Connaissant l’état du remplacement dans le département le SNUipp-FSU 86 questionne la faisabilité de cette solution. Elle regrette qu’une ouverture n’ait pas pu avoir lieu dès ce CTSD avec le second moyen réservé à Poitiers.

Autres demandes du SNUipp-FSU 

Le SNUipp-FSU 86 a porté la demande d’augmentation exceptionnelle de décharge de direction pour l’école Paul Eluard de Jaunay Marigny à un ⅓ temps au regard de sa situation particulière (ULIS, SESSAD, RASED…). Le DASEN a émit un avis favorable à la proposition d’organisation faite par l’école.

Vote :

Le SNUipp-FSU 86 a voté en abstention concernant le projet présenté par le DASEN. En effet, bien qu’ayant satisfait à certaines situations portées par notre délégation, nous regrettons qu’un poste réservé pour Poitiers ait été déployé hors de la ville alors que des situations de tension existait, que toutes les situations portées n’aient pas trouvé de solution, et parce qu’il est inacceptable que certains arbitrages soient pris selon “le mérite” de l’équipe estimé par le DASEN.

  • Pour : 2 UNSA
  • Abstention : 5 FSU CGT et 2 FO 
  • Contre : 0

Le SNUipp-FSU 86 a défendu tous les dossiers qui avaient été portés à sa connaissance. 


3. Questions diverses de le SNUipp-FSU 86

Encore une fois le SNUipp-FSU 86 a été la seule organisation représentative à présenter des questions diverses. Celles-ci permettent de répondre aux questions de la profession en marge d’une instance. 

  • Équilibre enseignant-es/postes : quelle est la situation à cette rentrée ?

La situation annoncée au mois de juillet était de -8, le SG indique que cela est passé à -16 !  Le SG indique, chose inédite dans le département, que le recrutement de 10 contractuel-les a été accepté pour pallier ce déficit dès à présent. Le recrutement a commencé ce vendredi avec des contractuel-les en poste l’année dernière qui étaient disponibles et qui ont “donné satisfaction” selon l’administration.

Un nouveau recrutement pourrait être envisagé en octobre si l’autorisation est donnée par le ministère.

Le SNUipp-FSU 86 ne peut que déplorer et dénoncer que ce manque de personnels, qui revient maintenant depuis 4 ans, ne soit pas anticipé au moment des places attribuées au CRPE. Le SNUipp-FSU 86 a demandé au DASEN, avec le soutien de l’UNSA Education et de la FNEC-FP-FO, que celui-ci fasse remonter à l’académie et au ministère la nécessité d’augmenter le nombre de places au concours pour l’académie de Poitiers au prochain CRPE et que le recrutement de la liste complémentaire soit dès à présent opéré. Le DASEN acte l’inscription de cette demande dans le procès-verbal du CTSD et accepte de faire remonter cette demande unanime des organisations représentatives. 

Pour les collègues contractuel-les, le SNUipp-FSU 86 est satisfaite qu’une campagne de recrutement soit mise en place le plus tôt possible pour permettre aux personnels recrutés de bénéficier d’un contrat jusqu’au 31 août et non jusqu’à début juillet comme l’année dernière. Pour nos collègues qui sont en situation de contrat précaire, nous demandons que des dispositifs soient mis en place pour leur permettre d’obtenir une situation stable et pérenne. Le SNUipp-FSU 86 demande l’ouverture d’un concours réservé spécifique à ces personnels, accessible après une année de contrat et sur justification d’un niveau L3, suivi d’une année de formation initiale pour leur titularisation et d’une formation permettant à terme d’accéder à l’obtention d’un master par VAE.

  • Prime Covid avril 2021 : où en est-on ?

Un décret publié au JO du 2 juillet acte la prime de 75 euros bruts par journée d’accueil des personnels prioritaires en avril 2021 effectuée par les enseignant-es, directrices et directeurs, AED, AESH, psyEN. Retrouvez le texte sur ce lien : http://snuipp86.fr/index.php/2021/06/22/prime-covid-3eme-confinement/

L’administration n’avait pas en tête cette information et va se renseigner… Affaire à suivre !

  • Appels à candidatures : quel est le bilan de la campagne 2021 ?

Le SNUipp-FSU 86 a demandé un point sur les appels à candidatures car un nombre de recrutements plus important que les autres années a eu lieu par ce moyen (ex : mise en place de recrutements profilés sur Paul Blet, sur les enseignant-es en hôpital …). Certains appels n’ayant pas trouvé preneur sont également revenus plusieurs fois (ex : CPC numérique mathématique et sciences Montmorillon Sud Vienne).

Le SG indique que, selon lui, 80% des recrutements ont été opérés (une quinzaine). Pour l’IENA, les recrutements par appel à candidature n’ont pas été beaucoup plus importants que d’habitude.

Après échanges, il apparaît que l’administration ne tient pas forcément compte des collègues CPC qui changeraient de circonscription par exemple. Pour le SNUipp-FSU 86, il est important d’avoir une vue précise de tous ces éléments car ils peuvent témoigner, par exemple, de la fatigue de ces collègues à parcourir des circonscriptions trop importantes en termes de kilomètres. 

Des appels à candidature sont à ce jour infructueux, et l’administration répond aux vacances de postes de façon différente selon leur type : 

  • Pour celui du Ceford Naintré, l’IA ne nommera d’office personne au regard de la spécificité du poste.
  • Pour le poste d’enseignant-e/coordination de l’ULIS au collège Jules Verne, le DASEN a nommée d’office un-e enseignant-e en lien avec l’IEN ASH
  • S’agissant de la coordination Rep Poitiers, le poste n’étant libéré que provisoirement, son intérim serait réalisé par un collègue sans appel à candidature….  

Appel en cours : 

  • ENSEIGNANT-E EN UNITE D’ENSEIGNEMENT MATERNELLE POUR JEUNES ENFANTS AVEC TSA (troubles du spectre autistique) à Poitiers Tony Lainé. Candidature à transmettre au plus tard le mardi 7 septembre 2021 avant 12h – appel sur ce lien ( Ce poste étant très spécifique, si aucune candidature ne se présente, le DASEN nommera d’office parmi les collègues exerçant en ASH en lien avec l’IEN ASH.
  • Gel de poste de professeur des écoles éducateur-trice (PEE) à l’EREA. 

Suite à l’alerte des collègues PEE de l’EREA qui voient le poste d’un de leurs collègues parti sur une mission spécifique non remplacé, le SNUipp-FSU 86 a demandé quand serait recruté le remplaçant-e.

Après quelques circonvolutions, l’IA a expliqué que le poste ne serait pas pourvu et servait de support à la nouvelle mission d’accompagnement des enfants relevant de SEGPA mais déscolarisé-es ou sans place qui est assurée par ce collègue anciennement de l’EREA. Il a enfin précisé que cette décision relevait du second degré et devrait donc être discutée en CTA.

Le SNUipp-FSU a regretté l’absence de concertation avec les équipes de l’EREA et l’absence de transparence envers les représentant-es des personnels. Même si ce poste créé répond à un réel besoin dans le département, nous déplorons que celui-ci soit créée à moyens constants au détriment des enfants scolarisés à l’EREA. Le prochain CTA étant prévu à l’automne, le SNUipp-FSU 86 interviendra notamment auprès de la Rectrice pour demander une solution pour les PEE de l’EREA. 

  • ASA liée au Covid : quelles sont les procédures à cette rentrée ?

A ce jour, rien ne change. Pour rappel, toutes les infos ici

  • Obligation vaccinale : quels sont les personnels actuellement concernés ?

A cette rentrée, la poursuite de l’exercice de l’activité professionnelle de certaines fonctions ou dans certains lieux est soumise au respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19.

Dans l’Éducation Nationale sont concernés les médecins de l’Éducation Nationale, les personnels infirmiers de santé scolaire ou de travail, les psychologues scolaires de l’Éducation Nationale, les personnels, exerçant en établissement sanitaire, en établissement ou en service médicaux sociaux (instituts médico-éducatifs, instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques et services éducatifs de placement à domicile).

Cette obligation ne s’applique pas, à priori, aux agent-es exerçant de manière ponctuelle dans ces établissements. Pour autant, cette restriction ne semble pas pouvoir s’appliquer aux collègues ZIL ou TR dont l’intervention ne peut être qualifiée de “ponctuelle”. En conséquence, l’obligation de vaccination ou de test PCR est requise. Ce n’est pas sans poser le problème du recensement préalable de l’administration ou à tout le moins de la vérification. Attention, aucune liste de collègues vaccinés ne peut et ne doit être constituée par l’employeur.

Calendrier de mise en oeuvre de l’obligation vaccinale:

  • Jusqu’au 14 septembre 2021 inclus : les personnes concernées devront présenter leur certificat de statut vaccinal ou, à défaut, le résultat d’un test virologique négatif.
  •  À compter du 15 septembre et jusqu’au 15 octobre 2021 inclus : les personnes concernées devront présenter leur certificat de statut vaccinal ou, à défaut, le justificatif d’une première dose et d’un test virologique négatif.
  •  Après le 15 octobre 2021 : les personnes concernées devront présenter leur certificat de statut vaccinal.

Contrôle de l’obligation vaccinale

  • Le contrôle de l’obligation vaccinale relève de l’employeur. Il incombe à la Direction des Ressources Humaines Académique de contrôler le respect de l’obligation vaccinale pour les agents exerçants dans les locaux de l’Education Nationale (école, EPLE, services académiques).
  • Pour les agents exerçant en ESMS, il revient à ses établissements d’effectuer les contrôles et de signaler à la DRHA les défauts de vaccination.
  • Les agents souffrant d’une contre-indication à la vaccination doivent envoyer un certificat médical au médecin de prévention qui transmettra à la DRHA.

Conséquences de non-présentation de statut vaccinal

L’agent-e qui ne remplit pas les conditions nécessaires à l’exercice de son activité est suspendu-e par l’employeur-se. La décision de suspension n’est pas une sanction disciplinaire,

La suspension prononcée par l’employeur est applicable à compter de sa notification à l’agent-e qui intervient le jour même, notamment par une remise en main propre contre émargement ou devant témoins, d’un document écrit matérialisant la suspension concomitante à la présentation de l’agent-e n’ayant pas fourni les justificatifs requis.

Dès la “mise en conformité”, l’enseignant-e est réintégré-e immédiatement, sans possibilité de rappel de rémunération de la période de suspension.

Lors de la suspension :

  • la rémunération, le SFT ainsi que les indemnités et les primes sont interrompus;
  • l’enseignant-e est dit “en position d’activité”;
  • les droits à congé maladie sont maintenus;
  • les droits à mutuelle et complémentaire sont maintenus, même si celle-ci stipule qu’elles sont stoppées en cas de suspension;
  • l’agent-e ne peut pas perdre son poste;
  • l’AGS est suspendue;
  • les cotisations retraites sont suspendues et le temps de la suspension ne sera pas pris en compte de la calcul de la pension ou de la retraite.

Ces dispositions s’appliquent également aux contractuel-les. La durée du contrat n’est pas modifiée par la suspension de l’enseignant-e concerné-e.

L’employeur peut engager une procédure disciplinaire de droit commun si maintien du refus de “mise en conformité” à l’obligation vaccinale.

Face à ce cadre législatif répressif important, le SNUipp-FSU 86 a demandé au DASEN quelle serait la position de l’administration concernant les collègues relevant de l’obligation vaccinale qui ne le seraient pas. L’IA a répondu qu’il appliquerait les texte. Le SNUipp-FSU 86 s’oppose à la prise de sanction qui pourrait s’opérer contre des collègues en ESMS non vacciné-es et demande que des solutions de réaffectations provisoires soient étudiées et proposées à ces collègues pour leur permettre d’exercer en ASH hors ESMS ou en milieu ordinaire qui ne relèvent pas de l’obligation vaccinale. 

  • AESH et nouvelle grille indiciaire : quand la mise en œuvre va être effectuée ?

Le décret n°2021-1106 du 23 août 2021 met en place une nouvelle grille de rémunérations à compter du 1er septembre 2021 pour les AESH. Retrouvez notre article sur : http://snuipp86.fr/index.php/2021/08/28/aesh-une-nouvelle-grille-de-remunerations/

Le SG indique que c’est en cours : Il annonce le déploiement d’une nouvelle application attendue pour novembre qui va permettre de faire la bascule de l’ancienne à la nouvelle grille. La nouvelle grille devrait être effective en novembre ou décembre.

Pour le SNUipp-FSU 86, cette première augmentation salariale est un premier pas à mettre au compte des mobilisations de l’année dernière. Cependant  ne suffira pas à elle seule à résorber la précarité des AESH (salaires insuffisants, temps incomplets, conditions d’exercice dégradées par la création des PIAL pour certain-es…).

  • Berceaux et affectation STAR ? Quand seront communiquées les implantations et les affectations des stagiaires ?  

Les berceaux seront communiqués aujourd’hui par mail. L’IENA expose que ces informations n’ont pas été données avant car le recrutement n’avait eu lieu que fin juin. 

Le SNUipp-FSU 86 dénonce l’absence de transparence de l’administration sur la composition de ces berceaux. Depuis le mois de mars et lors des nombreux GT sur la mise en œuvre de la réforme, le SG du Rectorat s’est engagé à ce que ces informations nous soient communiquées. Les collègues du second degré ont bien été destinataires de la liste des berceaux, ce qui n’a pas été le cas pour le 1er degré. Nous dénonçons une véritable entrave à notre rôle d’élu-es des personnels et demandons à ce que les organisations représentatives soient associées à la réflexion autour du choix des berceaux pour les alternant-es l’an prochain. 

Le DASEN entend notre demande et souhaite qu’à l’avenir l’on puisse travailler avec plus de concertation. 

À ce jour, 19 STAR sont actuellement en poste sur les 20 prévus ; la 20ème STAR arrivera en fin de semaine prochaine.

Jour de ZIL des collègues adjoint-es complété-es par des STAR :

Les adjoint-es complété-es par des STAR se sont vu octroyé-es 3 jours libres pour compenser le travail généré par l’accueil d’un-e étudiant-e STAR. Ils et elles devront laisser leur classe au STAR un mercredi par mois et rattraperont 8 journées dans l’année en tant que remplaçant-e. Pour les collègues qui ne souhaitent pas exercer hors de leur école de rattachement, ils et elles sont invité-es à contacter leur circonscription qui essaiera, tant que possible, de respecter leur demande et rester sur leur école.

Pour celles et ceux qui exerceront dans une autre école ces jours-là, le SNUipp-FSU 86 a demandé que des ordres de mission soient établis afin que les collègues soient couvert-es et puissent voir leurs frais de déplacement payés. 

  • Stagiaires STAR : comment sont pris en compte les frais de déplacement ?

Les STAR ne bénéficieront d’aucun frais de déplacement. Le SNUipp-FSU 86 dénonce la précarisation de ces étudiant-es utilisé-es comme moyen d’emploi. Alors que les PES sont indemnisés pour leurs trajets vers l’INSPE, les alternant-es STAR seront sous payé-es et non indemnisé-es. 

  • indemnités SPA ?

Le SG confirme qu’une gratification sera perçue par les étudiant-es M2 SPA qui auront réalisé le nombre d’heures minimales ouvrant droit à cette indemnisation. Celle-ci sera versée en une ou deux fois après constat du dépassement du nombre d’heures. 

Pour plus d’information, contactez Apolline à la section le mardi. 

Vos représentant-es SNUipp-FSU 86 en CTSD

Anne-Sophie Decha, Frédérique Delage, Julien Massé, Fabienne Ricard, Gilles Tabourdeau