Etaient présent-es : M. Artaud (IENA), Mme Léauté (conseillère pédagogique de l’IENA), Mme Bren (chargée de mission auprès de l’IENA), M. Bravard (Dir adjoint Inspe Poitiers), Mme Dissart (secrétariat INSPE), M. Ferron Olivier (dir adjoint EAFC), Mme Barrau (DEA Poitiers Renaudot mat), Mme Aït Bouqdir (DEA Poitiers St Exupéry), Grenier Matthieu (chargé de mission climat scolaire) 4 FSU/CGT Educ’Action , 1 Unsa, 1 FO

La délégation FSU/CGT Educ’Action comprenait 3 collègues du 1er degré (SNUipp-FSU 86) et 1 formatrice de l’INSPE (Snesup-FSU).

Formation INITIALE 2022/23 : T0, STAR, SPA

T zéro, les ex-PES

Artaud a rappelé la modification de la formation initiale après le CRPE.  Il y a un changement de nom pour les ex PES, que l’on appelle maintenant T 0.

Il y a 2 promotions de T 0 :

  • les T0 à 50% en classe et 50% en formation, au nombre de 20, qui ne sont pas issu-es d’un master MEEF.

La FSU a fait remonter des problèmes matériels des T0, comme l’accès à l’ENT ou l’inscription en bibliothèque.

L’INSPE a répondu n’avoir obtenu l’information que le 29 septembre sur la possibilité d’inscrire les fonctionnaires stagiaires, ce qui leur donnera accès aux différents outils (y compris emprunt de ressources), mais que la procédure n’était pas encore connue… M. Bravard précise que la question de la prise en charge des frais d’inscription est en discussion, en tous cas ils n’ont pas à payer la CVEC (voir article).

La FSU a demandé quel était le poids de l’INSPE dans la décision de titularisation de ces collègues et rappelé les problèmes de budgets à l’INSPE, qui risquent d’empêcher les formateur-trices de l’INSPE de pouvoir effectuer des visites d’aide/conseil aux T0 dans leurs classes.     

M. Artaud indique que les textes ne sont pas encore connus, mais que l’INSPE aura forcément à donner un avis. M. Bravard précise que pour le DIU, un “grand oral” reprendra les contenus d’ensemble, mais il n’y aura pas de travaux d’écriture en contrôle continue.  Ce contrôle terminal sera une présentation d’une situation professionnelle choisie par le stagiaire avec un jury de 3 membres (représentatifs des 3 UE) d’une durée d’une heure.

La FSU a rappelé l’insuffisance de cette formation, car certain-es lauréat-es n’ont possiblement jamais vu de classe. La disparition d’un mémoire permettant un retour pédagogique et réflexif sur la pratique, si cela est gain de temps pour les T0 qui ont déjà une année surchargée, interroge sur la vision du métier à moyen long terme. 

  • les T0 à 100% classe, au nombre de 41, qui auront 3 semaines de stage sur l’année. La première semaine de stage a lieu ce début octobre : la 1ère semaine, 17 en cycle 1 et la 2nd semaine, 24 en cycle 1 et 2. Les autres périodes de stage auront lieu en janvier (formation lundi 23 janvier puis 30 janvier), puis 3ème semaine en mars (20 et 27 mars). Elles sont construites sous forme de modules, sur des journées de 6h. Pour les dix premières journées, c’est l’INSPE qui s’est engagé. Ensuite une part modulable entre 5 à 10 jours (plutôt 5 jours, pilotés par le Rectorat). M Artaud indique qu’il y aura des Ordres de Missions pour les frais de déplacement et que c’est une priorité de remplacement.

La FSU appelle les équipes à faire remonter tout manque sur le remplacement. La FSU a dénoncé la mise en responsabilité de lauréat-es dès la rentrée sans entrée progressive. La FSU a dénoncé l’impression de bricolage sur les contenus de cette première semaine, qui aurait dû être construite en partant des besoins des T0 dans l’objectif d’avoir une formation cohérente et en continuité du Master.  

M. Artaud a refusé le terme de bricolage, mais a rappelé le temps contraint pour l’organiser, et confirme qu’il faudra plus de cohérence sur les prochains stages. M. Bravard confirme que cette semaine a été faite en fonction du calendrier tardif et des disponibilités des collègues. Il rappelle qu’une recherche de cohérence a été effectuée avec des propositions axées sur l’analyse de pratiques et de la prise de poste,  mais aussi l’interdisciplinarité. 

La FSU a aussi évoqué les problématiques des postes en classe des T0, car le support de stage est un élément clé de l’entrée dans le métier. Il faut revoir les fonctionnements actuels, qui avaient été arrêtés dans le cadre d’une formation qui était différente, pour que ce soit plus facile à organiser, pour les écoles, les collègues, les stagiaires. La FSU a demandé à être associée à un groupe de travail sur les modalités et les supports des stages classe. 

STAR, SPA

Bravard a rappelé qu’il y avait 88 étudiant-es en classe : 21 STAR et 67 SPA.

Artaud a indiqué que la consigne aux IEN était de “ne pas passer en force” auprès des équipes concernant les berceaux pour l’accueil des STAR et que cela a été fait en grande majorité. Il rappelle que sur les berceaux STAR, le retour était qu’ils-elles étaient mieux sur des décharges de direction plutôt que sur des temps partiels et que c’était donc le cas cette année (STAR sur décharge 25% de direction). Il indique un retour des STAR disant que c’est une expérience utile et qui favorise la réussite au concours.

La FSU a rappelé et dénoncé l’accueil des STAR comme étant une charge de travail en plus pour les directeur-trices, qui n’est pas reconnue encore une fois, et sans indemnité. La FSU 86 a rappelé que si les supports STAR avaient pu être couverts “sans passage en force”, c’était aussi car il n’avait pas fallu trouver 45 supports STAR comme annoncé par le ministre, mais seulement 21 faute de candidat-es STAR.

La FSU a rappelé l’urgence de verser l’indemnité aux STAR et SPA dans les temps. La FSU s’étonne aussi que les STAR perçoivent leur indemnité de manière “hachée”. En effet, un premier acompte a été versé le 3 octobre alors que les STAR ont du engager des frais sur tout le mois de septembre.  

Bilan de la formation continue 2021-2022

Artaud a indiqué que 369 modules de formation ont été réalisés dont 103 à candidature individuelle et 266 à public désigné (plan français, maths,…). Au total, cela fait 4632 journées stagiaires réalisées avec un taux de présence de 86% (y compris en période covid).

La FSU a fait remonter que, quelque soit la qualité du plan de formation, les collègues ne voulaient pas des 18h en dehors du temps de classe, mais de la formation remplacée sur temps de classe. La FSU continue de demander le retour à la création d’une brigade de remplacement pour la formation continue.

M. Artaud a indiqué qu’il n’était pas maître du budget et que la volonté de l’IA était également de développer le nombre de remplaçant-es. Il indique que le temps d’animation péda pourrait être organisé autrement selon lui, pour moins scinder, en proposant plus de mercredis après-midis… 

La FSU a fait remonter l’insatisfaction d’une partie de la profession de ne pas avoir le choix sur ces 18h, et de se voir imposer un plan. 

Concernant les plans maths et français, la FSU a fait remonter la satisfaction en demi-teinte de la part des collègues. Certain-es apprécient cette nouvelle formule de formation en petits groupes qui alterne l’analyse de pratique et les apports théoriques ainsi que la conception de séances (autour d’une problématique définie par les besoins du groupe) en co-intervention ou co-observation avec le formateur. D’autres vivent encore comme une intrusion le fait d’avoir à être observé-es dans leur classe et n’ont pas l’impression que les apports soient en adéquation avec leurs besoins. Tou-tes regrettent de ne pas être formé-es sur du temps de travail en journée pour ne pas être pleinement disponibles et regrettent le manque de moyens alloués au remplacement pour que les co-observations entre pairs d’une classe à l’autre soient possibles.

La FSU a fait remonter la charge trop importante de travail des formateur-trices.

M. Artaud indique que l’inspection épaule les conseiller-ères péda pour mettre des priorités dans leur charge de travail pour qu’ils/elles ne soient pas embolisé-es derrière des tâches administratives et en mettant moins de formations à l’offre. Concernant les PEMF, il indique qu’ils/elles suivaient moins de stagiaires (2 à 3) pour leur permettre de participer aux plans. 

La FSU a fait remonter la satisfaction des collègues sur la nouvelle mouture de formation CAFIPEMF. Cependant, pour celles et ceux qui avaient déjà validé une partie, cela est plus complexe. 

Concernant le plan REP+, il y a eu comme remontées que les collègues avaient trouvé l’année dernière le plan plus adapté et plus riche…. mais qu’il manquait toujours des remplaçant-es.

Perspectives plan départemental 2022-2023

Le plan départemental a été envoyé par mail le 22 septembre. Vous le retrouverez sur ce lien : https://nuage03.apps.education.fr/index.php/s/jMFmkx2MDsN6dFn  

Schéma principal : Adjoint-e Cycle 1, 2 ou 3

Pour les collègues PE le décret du 29 mars 2017 définit nos O.R.S. : les 27 heures de service hebdomadaires s’organisent en 24 heures d’enseignement et 3 heures hors enseignement en moyenne. Ce sont les 108 heures annualisées. Dans le cadre des 108 heures annuelles de nos obligations de service, 18 heures sont prévues pour des actions de formation continue et à de l’animation pédagogique. Il est indiqué dans le décret : “Dix-huit heures consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique”. Une partie peut se faire à distance.

Rappel : vous pouvez remplacer 9 heures par des Réunions d’Informations Syndicales (RIS).

Pour les adjoint-es à temps partiel : 

  • pour les collègues à 75% ou 80% : 15h sur les 18h à effectuer
  • pour les collègues à 50% : 9h sur les 18h à effectuer

Les collègues qui n’ont pas les 18h

  • les collègues PEMF
  • les collègues en ULIS
  • les collègues RASED, en établissements spécialisés ou adaptés 
  • les directeur-trices ont la moitié à effectuer, 9h

Dispositifs couvrant la totalité des 18h

  • plan français 
  • plan mathématiques 
  • plan français + TNE 
  • plan mathématiques + TNE 
  • évaluation d’école 
  • évaluation d’école + TN

Dispositifs couvrant 12h

  • Plan LVE
  • Plan LVE + TNE
  • Ecoles pilotes TNE Musique
  • Projets spécifiques : recherche CARDIE, 100% réussite, école inclusive, ruralité
  • Projets de territoire : éducation prioritaire, ruralité, QPV 
  • Plan sciences (Mirebeau)

Dispositifs couvrant 6h

  • Ecoles pilotes TNE EPS & climat scolaire
  • Enseigner en TPS
  • Ecole inclusive

Dispositifs couvrant 3h

  • TNE (nouvellement équipé)
  • Savoir nager Grande section
  • Accueil étudiants CFMI

Formation des collègues en charge de la direction d’école

M Artaud confirme que la formation est réduite de 18h à 9h hors temps scolaire pour formations départementales + 3h formation spécifique sur temps scolaire remplacé (mercredi matin ; pour ceux qui sont sur 4 jours, on leur donnera un temps supplémentaire).Les 9h concerne aussi les chargé-es d’école.Il est en attente de précisions sur la formation des directeurs… En réflexion : partir des besoins exprimés, volonté d’harmoniser des contenus…, proposer relations équipe, PHARE, harcèlement, gestes qui sauvent, élèves besoins éducatifs particuliers, pilotage pédagogique… Sur des temps longs tous les 3 ans pour une partie de la cohorte et faire l’ensemble des formations sur 5 ans. Il indique aussi vouloir travailler sur une mise à niveau sur le plan juridique. Il y aura une deuxième journée pour les chargé-es d’école et faisant fonction.

Formation CAFIPEMF

La formation continue passe à 4 semaines, et non à 5 semaines comme annoncé dans les textes car l’IENA indique que la formation se passe ici sur 4,5 jours… C’est un plan de formation commun sur l’académie. M. Claverie est nommé président du CAFIPEMF. La formation va se concentrer sur la période 1 et 2. Des jours de formation auront lieu durant les vacances d’automne (3 et 5 nov à Niort, avec OM). Le SNUipp-FSU rappelle que cela doit donner lieu à un revenu supplémentaire. Le SNUipp-FSU s’oppose par principe aux formations obligatoires pendant les congés scolaires. Le cahier des charges prévoit relation plus resserrée avec l’INSPE (en lien avec S. Pijaud).

Plan académique 2022-2023

Comme chaque année, l’académie de Poitiers a publié son Plan Académique de Formation, dit PAF (consulter le PAF). Des formations y sont annoncées pour l’ensemble des personnels de l’académie, quelque soit leurs postes ou leurs statuts : PE, PSY EDA, AESH, Formateurs-trices….

Cette offre de formation est pilotée par  l’École académique de la formation continue (EAFC ) qui a été mise en place au 1er janvier 2022 par une restructuration des services au sein du rectorat.

Cette offre est en plus des formations obligatoires, mais sur temps de travail. Pour les PE, elles ne sont pas à décompter des 18h obligatoires d’animations pédagogiques et M@gistère, qui elles sont des formations au niveau départemental communiquées par les circonscriptions.

Le SNUipp-FSU vous présente les grandes lignes de ce PAF sur cet article : http://snuipp86.fr/index.php/2022/09/03/stages-offre-academique-2022-23-du-paf/

 

Pour la FSU/CGT Educ’Action : 

Muriel Coret, Apolline Letowski, Julien Massé, Matthieu Menaut