Lundi 23 mars, la FSU-SNUipp 86 organise un stage syndical d’une journée à destination de tou-tes les collègues, syndiqué-es ou non :
“ Santé mentale à l’école :
quels enjeux pour les pratiques pédagogiques et l’école inclusive ?”
Nous accueillerons Sébastien Ponnou, psychanalyste et professeur en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université Paris 8. Il dirige l’Observatoire Épidémiologique et Clinique de l’Enfance et de l’Adolescence : Psychiatrie, Handicap, Protection de l’Enfance (LabCom EOLE). Il est membre du GIS Hybrida Intervention Sociale, et personnalité qualifiée du Conseil de l’Enfance et de l’Adolescence du HCFEA. Il est membre de l’École de la Cause Freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse.
Retrouvez l’interview de Sébastien Ponnou, dans le Fenêtres sur cours spécial Université d’automne 2025 :
https://snuipp.fr/…/le-droit-aux-soins-est-aussi…
https://www.youtube.com/watch?v=snnft-6iiJY
Inscriptions à effectuer avant le 22 février. Pour rappel, la participation à une journée de stage fait partie de vos droits et vous continuez à être payé-es.
Inscription obligatoire sur ce formulaire : https://forms.gle/BA1SNhgd4EoLCUzy8
Jauge limitée à 50 collègues.
Comment faire pour y participer ?
- Remplir le formulaire d’inscription, cela nous permettra de vous envoyer une convocation
- Envoyez à votre IEN, sur l’adresse de la votre circonscription, votre demande d’autorisation d’absence + la convocation de la FSU-SNUipp86
Vous avez jusqu’au dimanche 22 février 2026 minuit dernier délai.
Rappel de vos droits (D. 84-474 du 15/06/1984) :
Chaque fonctionnaire a le droit d’effectuer 12 jours de stage par an. Les demandes d’autorisation d’absence sont à adresser à l’inspecteur d’académie au moins un mois avant la date du stage. Le stage est réputé accordé en cas de non réponse de l’administration au plus tard le quinzième jour qui précède. Une attestation de présence peut être demandée par l’administration à l’issue du stage.
Au programme
Les questions relatives à la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent font de longue date l’objet d’intenses débats et controverses au niveau international. En France, la culture des soins psychiques fondée sur les principes d’universalité, de solidarité, de sectorisation et la mise en synergie d’une pluralité de pratiques et d’acteurs a progressivement cédé la place aux conceptions biomédicales, standardisées et gestionnaires de la souffrance de l’enfant. Les conséquences de ces choix politiques sont aujourd’hui manifestes : augmentation de la détresse des enfants et des familles, difficultés d’accès au soin, mise à mal systématique des dispositifs institutionnels et des équipes professionnelles, problèmes de recrutement et de formation dans les métiers du soin, de l’éducation et du social…
Partant des consensus scientifiques et des données épidémiologiques les plus récentes concernant le Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) et les Troubles du Neuro-Développement (TND), nous pointerons les apories de la psychiatrie biologique, de la médicalisation de l’enfance et des difficultés scolaires, et leurs effets délétères sur les pratiques, les dynamiques institutionnelles et les politiques de santé mentale et d’éducation.
Nous montrerons comment la richesse des pratiques cliniques – psychanalyse, thérapies psychodynamiques, psychothérapie institutionnelle, etc. – ainsi que les savoir-faire éducatifs inspirés des grandes figures de la pédagogie, de l’éducation populaire, des pédagogies nouvelles et alternatives, de l’éducation spécialisée et de l’intervention sociale, constituent une spécificité des pratiques de soin et d’éducation à même de soutenir les dispositifs d’enseignement et d’inclusion.
