Étaient présent-es : M. Bathélèmy (IA-DASEN), M. Monlun (Secrétaire Général), M. Artaud (IENA), l’ensemble des IEN (sauf Montmorillon et Poitiers Ouest), Mmes Berthon Pin et Librero (Doses), 5 FSU/CGT Educ’Action, 2 FO, 3 UNSA, 1 Snalc.

Le SNUipp fait partie de la délégation FSU/CGT Educ’Action.

La délégation FSU/CGT Educ’Action est la délégation majoritaire avec 5 élu-es.

 

Note d’ambiance : Premier CTSD avec le nouvel IA-Dasen, les échanges furent ouverts et longs (le CTSD a duré plus de 5 heures). Le SNUipp-FSU a eu raison de porter le report de cette instance une semaine après le groupe de travail car, encore le jour même, des réactions de collègues ou de collectivités nous sont remontées. À l’issue du CTSD, le SNUipp-FSU est inquiet des propos que l’IA a porté sur plusieurs sujets comme les dispositifs “Plus de Maître-sses que de classes” qu’il ne souhaite pas conserver, les projets de restructuration d’école où il indique ne pas vouloir appliquer le principe du maintien des moyens sur l’année suivante, sur les décharges de direction supplémentaire obtenues et reconnues nécessaires les années précédentes qu’il ne pérennise pas ou encore sur sa volonté de profiler des postes tels que les dispositifs -de 3 ans. L’IA, malgré une volonté de dialogue et d’écoute, nous est paru rester majoritairement dans une logique uniquement comptable. 

 

Retrouvez l’ensemble des décisions sur ce lien : http://snuipp86.fr/index.php/2022/01/28/ouvertures-et-fermetures-de-postes-rentree-2022-decisions-du-ctsd-du-31-01-22/

 

Déclaration liminaire : épuisement de la profession, salaire, bilan quinquennat, carte scolaire…

Lors de sa déclaration liminaire que vous retrouverez en intégralité à la fin de ce compte rendu, la FSU/CGT Educ’Action a mis en avant notamment :

  • une école actuelle à bout de souffle. La lettre témoignage des collègues du Sud Vienne et signée par plus de 300 collègues de la Vienne sur ce sujet a été remise à la rectrice et au Dasen 86, en amont du CTA, par le SNUipp-FSU 86 et l’Unsa. Depuis, le SNUipp-FSU aide à sa médiatisation, comme sa diffusion sur le Café pédagogique (lien) ou ce lundi 31 au JT de 13h de France 3 avec Francette Popineau (lien à 4 min 35).
  • la nécessité de moyens pour les écoles : en personnels ( remplacement, Rased, PDMQDC, AESH …) et en moyens notamment sur les salaires
  • les mesures enfin obtenues suite à la mobilisation massive du 13 janvier
  • le bilan de ce quinquennat sur la carte scolaire 
  • notre rejet de la modification de la formation initiale à la rentrée 2022 qui va amener des jeunes lauréat-es du concours à être à temps plein en classe
  • l’incompréhension de la dotation à 0 pour la Vienne dans le cadre de la répartition académique face aux mesures à mettre en place.

Réponse du DASEN : 

Suite aux déclarations liminaires, l’IA-DASEN a répondu longuement sur plusieurs aspects :

  • Covid : il indique que des réponses ont été apportées lors de l’instance crise sanitaire du vendredi 28 janvier (lien) avec par exemple une “cellule covid” pour les directions qui continuera jusqu’ à la fin de l’année scolaire. 
  • Dotation  de la Vienne de 0 : l’IA indique ne pas s’en réjouir et confirme que cela se fait avec un retrait de 11 postes de titulaires et une augmentation du temps de classe des futur-es stagiaires (16 seront à mi-temps mais  28 à temps complet). 
  • Gestion de la Carte scolaire : il indique lire les courriers des parents, rencontrer les élu-es, discuter avec les IEN, et que s’il n’a pas pu aller dans toutes les écoles, il a observé les Catégories pour faire ces choix.
  • Fermetures en septembre : il indique qu’il va “essayer de ne pas en faire”…. 
  • Remplacement : il indique que c’est un problème qu’il a en tête et qu’il ne pourra pas trouver 30  remplaçant-es (nombre de remplaçant-es qui manquent à la Vienne pour juste atteindre la moyenne académique). Il rappelle les difficultés de recrutement et met en avant l’existence du PPPE (Parcours Préparatoire au Professorat des Écoles) de Poitiers Camille Guérin ouvert sur Parcoursup cette année. 

 

Choix d’ouvertures et de fermetures de l’IA

Retrouvez l’ensemble des mesures issues de ce CTSD sur ce lien : http://snuipp86.fr/index.php/2022/01/31/ouvertures-et-fermetures-de-postes-rentree-2022-decisions-du-ctsd-du-31-01-22/

Modifications depuis le groupe de travail

Entre le projet présenté en groupe de travail le 24 janvier (lien) et le projet final de l’IA lors de ce CTSD (lien), plusieurs modifications ont eu lieu :

  • annulation de la fermeture de classe sur Mirebeau élém, ce qui maintient également la décharge de direction à 50%. Le SNUipp-FSU avait porté en GT l’annulation des 2 fermetures prévues sur Mirebeau : la classe mais aussi celle du PDMQDC.  
  • annulation des fermetures sur Châtellerault Ferry et Antoigné maternelle, Neuville Jules Ferry, Nouaillé-Maupertuis, Montmorillon St Nicolas et Valdivienne. Pour cette dernière situation, l’IA a indiqué que la question de la fermeture se reposerait en juin. Le SNUipp-FSU avait porté sur ces situations l’ensemble des éléments que les équipes nous avaient fait remonter.
  • annulation de la suppression du dispositif PDMQDC sur Gençay. Le SNUipp-FSU avait porté en GT l’annulation de la fermeture du PDMQDC créé pour 3 ans par l’ancien IA, dans le cadre de la fusion des écoles.
  • modification du site de fermeture pour la commune de Champigny-en-Rochereau, prévue sur Dernier la fermeture est transférée sur Bertaud. Comme l’a demandé le SNUipp-FSU, le maintien de la décharge de direction sur Bertaud est acté malgré le passage à 3 classes. 
  • ouverture actée pour l’école de Bignoux. Le SNUipp-FSU a porté cette ouverture.
  • Renouvellement de la décharge exceptionnelle de direction à Poitiers Paul Blet (passage de 1/3 à 1/2). Le SNUipp-FSU a porté le maintien de l’ensemble des décharges exceptionnelles accordées en 2021/22… et la création de nouvelles !
  • Abandon de la création d’un poste supplémentaire de brigade d’appui. Le SNUipp-FSU porte le renforcement et le développement de ce dispositif.
  • Annulation de la création de 5 postes de titulaires remplaçant-es, et mise à l’étude de 3 postes en juin. Le SNUipp-FSU porte la création de 30 postes au moins pour atteindre la moyenne des autres département de l’académie (12%, la Vienne étant à 10,6%). 
  • Précision sur l’emplacement de mesures : CASNAV transféré du poste de Poitiers Mermoz vers Châtellerault Herriot, poste de Maître-sse E créé sur Poitiers St Exupéry, ouverture annoncée sur la partie élémentaire à Chaunay, fermeture annoncée sur Marnay dans le RPI Château Larcher / Marnay.
  • Liquidation des moyens de réserve : en GT l’administration avait indiqué conserver 6 postes pour les ajustements de juin et la rentrée, l’IA a indiqué à l’issue du CTSD ne plus avoir de moyens. 

Vote 

La FSU/CGT Educ’Action a partagé ces votes entre “abstention” et “contre” concernant le projet présenté par le DASEN.

En effet, bien qu’ayant satisfait à certaines situations portées par notre délégation, au-delà de l’insuffisance des mesures (remplacement, rased, ouvertures, décharges…) et de notre opposition à d’autres (fermetures PDMQDC, non renouvellement décharges,…), notre délégation ne pouvait pas ne pas faire apparaître son opposition sur le financement de cette carte scolaire. En effet, le gouvernement, pour permettre un affichage global de non suppression de postes, va mettre des lauréat-es du concours à temps plein à la rentrée prochaine en classe pour compenser les postes de fonctionnaires titulaires supprimés (11 pour la Vienne à la rentrée 2022).

  • Pour : 2 Unsa
  • Abstention : 3 FSU/CGT Educ’Action
  • Contre : 2 FSU/CGT Educ’Action, 2 FO, 1 Snalc

La FSU/CGT Educ’Action a défendu tous les dossiers qui avaient été portés à sa connaissance. 

La suite de ces décisions ?

CDEN le 10 février

L’ensemble de ces décisions doivent maintenant être validées au CDEN du 10 février à 16h. Le CDEN est le conseil départemental de l’éducation nationale. Il est présidé par la Préfète, l’IA et le président adjoint du conseil départemental. Le CDEN est composé de représentant-es :

  • des collectivités locales (mairies et conseil départemental)
  • des personnels des établissements d’enseignement et de formation. La délégation FSU/CGT Educ’Action est la délégation majoritaire avec 5 élu-es.
  • des usagers-ères (parents d’élèves, associations, etc.)

Potentiellement les mesures annoncées peuvent encore évoluer pendant le CDEN, mais par expérience, nous savons que cela reste très à la marge.  Continuez à nous contacter pour que nous portions votre voix en CDEN, mais aussi pour répondre à vos questions. De même, les parents ou vos maires peuvent contacter leurs représentant-es. Contactez-nous pour avoir des infos.

Pour information, les personnels peuvent aussi utiliser l’outil de la grève grâce au préavis du SNUipp-FSU déposé sur la période. Contactez-nous.

Mouvement

Une fois les décisions validées en CDEN, les mesures seront effectives pour le mouvement 2022, que ce soit pour les mesures de fermetures de postes et les personnels impactées ou par exemple pour les modifications de décharges de direction pour les collègues sur des PFTD. Contactez le SNUipp-FSU 86 si vous êtes dans une de ses situations.

Calendrier prévisionnel du Mouvement

  • Mardi 8 février : validation des règles de gestion au niveau académique en CTA
  • Mercredi 2 mars : présentation en groupe de travail de la note de service du mouvement 2022 de la Vienne
  • Publication de la note de service : 7 mars
  • Ouverture du serveur et période pour effectuer ses voeux : 5 au 19 avril
  • Publication des résultats : 1er juin
  • Ajustements : 1er juillet

Situations à suivre au CTSD de juin

L’IA indique n’avoir plus de moyens à l’issue de ce CTSD, et donc que toute demande d’ouverture se fera si des fermetures ont lieu. Pour le SNUipp-FSU, certaines ouvertures étaient indispensables dès maintenant (Poitiers Andersen et Brel mat, St Jean de Sauves, Migné Auxances Limbre…etc.) et ne doivent pas entraîner des fermetures ailleurs. Le SNUipp-FSU continue de demander que la Vienne fasse appel à la réserve de 300 postes ministériels.

Ouvertures indiquées par l’IA à étudier en juin

  • MATERNELLE : Poitiers Andersen mat, Brel mat, Pasteur, Porte de Paris. Le SNUipp-FSU a aussi porté la situation de Poitiers Daudet mat en groupe de travail.
  • ELEMENTAIRE :Coligny Cornet Poitiers. Le SNUipp-FSU a aussi porté la situation de Lusignan élém et Poitiers Montmidi en groupe de travail.
  • PRIMAIRE : Châtellerault Lagrange et Prévert, Civaux, Migné Auxances Limbre.  Le SNUipp-FSU a aussi porté les situations de Beaumont St-Cyr Le Lac, Colombiers, Chiré en Montreuil, St Jean de Sauves en groupe de travail.
  • R.P.I : La Chapelle Moulière, Lavoux, Liniers. Le SNUipp-FSU a aussi rappelé la situation de Boivre la Vallée qui est en attente d’une réorganisation.
  • DIRECTION : dotation de décharges exceptionnelles. Le SNUipp-FSU a notamment rappelé les situations déjà concernées (Poitiers Brel mat, Poitiers Micromégas mat et élémentaire, Poitiers Néruda élém, Poitiers Montmidi mat, L’Isle Jourdain) et porté de nouvelles demandes (Naintré maternelle, Poitiers Pagnol maternelle, Lavoisier et Lakanal Châtellerault, Senillé/St Sauveur…) 
  • REMPLACEMENT  : 3 postes

Enfin, en plus des demandes de développement des Rased et du dispositif PDMQDC, le SNUipp-FSU a porté la création d’un moyen “enfants du voyage”.

L’IA indique que sur Poitiers, il n’envisage pas toutes les créations de postes, mais va compter sur l’affectation de 2 postes de titulaires remplaçant-es rattaché-es à Poitiers créés l’année dernière.

Concernant le dispositif de Poitiers Tony Lainé maternelle, dispositif langage, l’IA ne semble pas le connaître (nous lui conseillons la lecture du site académique où le projet est présenté) et l’IEN a précisé que la visite prévue précédemment a dû être reportée. L’IA indique que la situation serait vue également en juin.

Évidemment, en juin, la délégation FSU/CGT Educ’Action ne se limitera pas aux situations indiquées par l’IA, si vous nous faites remonter vos besoins et demandes pour que nous les portions.

Fermetures indiquées par l’IA à étudier en juin

  • MATERNELLE : Buxerolles Veil, Châtellerault Antoigné, Lencloître, Migné Auxances Desnos, Poitiers Pérochon , Sèvres-Anxaumont, 
  • ELÉMENTAIRE : Bonneuil-Matours, Montamisé, Poitiers Andersen, Bouloux, Brel et Tony Lainé, 
  • PRIMAIRE : Bouresse, Château Garnier, Civray, L’Isle Jourdain, Savigny l’Evescault, Valdivienne
  • R.P.I : Curzay-Sanxay-Jazeneuil

Analyse des mesures ministérielles

GS dédoublées en éducation prioritaire

7 postes y sont consacrés lors de ce CTSD, tous sur Poitiers, soit près de 40% des ouvertures si on enlève les transformations classe/dispositif moins de 3 ans. Cependant, cela est insuffisant pour permettre à toutes ces écoles d’avoir des classes à maximum 14 élèves, comme l’annonce l’IA. Par exemple sur Andersen, avec 1 seule création de poste GS dédoublée, cela donne : soit des GS à 16,25 , soit une moyenne supérieure à 29 élèves/classe en PS et MS en REP en prenant un moyen sur le reste des classes. 

Au-delà du problème de postes, se pose pour beaucoup d’écoles la question des locaux, pas assez nombreux ou grands pour accueillir des nouvelles classes, mais aussi des ATSEM que les maires ne veulent pas dédoubler. En conséquence, les écoles sont en attente de réponse sur la question des dédoublements pour les effectuer sous forme de co-intervention … mais sans que cela impacte les gains procurés par une ouverture de classe pour les directions en termes de décharges ou d’indemnités. Le DASEN a dit que cette forme ne serait pas privilégiée contrairement à l’utilisation de mobiliers pour séparer des classes en deux… 

La délégation FSU/CGT Educ’Action a porté également en GT la nécessité de construire des nouvelles écoles sur les quartiers prioritaires qui ne cessent de grandir comme aux Trois Cités ou aux Couronneries.

GS / CP / CE1 à 24 max

Le ministère annonce la finalisation du dispositif. Pour ouvrir et fermer dans le cadre de cette mesure, l’administration a présenté des documents avec la moyenne des effectifs sur l’école, et non uniquement sur ces niveaux. Cela a permis à plusieurs écoles de ne pas avoir de fermetures de classes. Cependant, nous sommes encore loin du 100% annoncé et beaucoup de situations sont à 24/25 de moyenne sur l’école, voire plus comme à Migné Auxances Limbre. L’IA répond qu’il y a 150 écoles entre 20 et 24 élèves/classe et que l’obligation à 24 est uniquement pour ces niveaux et pas sur les autres. Comme pour les GS à 12, la difficulté est aussi pour certaines écoles la disponibilité des locaux pour pouvoir ouvrir comme à Poitiers Porte de Paris 

Amélioration des décharges de direction 6 cl, 7 cl, 12 cl et 13 cl

Presque 7 moyens sont utilisés pour l’augmentation des décharges de direction prévues pour cette rentrée 2022 (lien vers notre article de décembre). Par contre, le nouvel IA est revenu sur l’accord trouvé avec l’IA précédent d’octroyer des moyens supplémentaires pour certaines décharges comme en bénéficient actuellement par exemple Poitiers Brel Mat au regard du temps nécessaire en éducation prioritaire ou l’Isle Jourdain au regard de l’organisation spécifique avec un exercice au sein d’un collège. À force d’insister, le SNUipp-FSU 86 a obtenu que ces questions de moyens pour les décharges supplémentaires soient réabordées lors du groupe de travail de juin. Pour nous, cette incertitude qui plane sur les conditions d’exercice de ces postes, va amener des personnels à participer au mouvement pour libérer ces postes et le département va perdre des personnels expérimentés sur ces postes si complexes. Certain-es avaient cru les voix des sirènes des défenseur-seuses de la loi Rilhac,  espérant de la décharge supplémentaire au regard de la difficulté reconnue sur ces postes, il n’en est absolument rien pour l’instant. Au contraire, avec le nouveau rôle dévolu par la loi Rilhac, et cela en parallèle de la réforme touchant les IEN, il est à parier que ce sont de nouvelles missions qui vont s’ajouter aux directeur-trices.

 

Création d’une unité autisme maternelle 

Une UEM-autisme (Unité d’Enseignement en Maternelle) est une classe d’un établissement médico-éducatif qui est implantée dans une école maternelle pour y accueillir des enfants autistes. Ce sera la 2nde UEM-autisme de la Vienne avec celle de Poitiers Tony Lainé maternelle. Cette classe peut avoir été transférée d’un établissement vers une école maternelle ou avoir été ouverte directement dans cette maternelle comme à Poitiers. Dans tous les cas, elle reste rattachée à un IME ou à un SESSAD et des appels à candidatures sont lancés en ce sens. Concernant l’école, le projet a été présenté la semaine dernière à Jaunay-Marigny. Au niveau du choix de l’école, la contrainte indiquée par Mme Meyer est le fait d’avoir un bâtiment de plain pied, comme l’est par exemple l’école Prévert. 

Jusqu’à cette année, ces classes faisaient partie d’une dotation nationale supplémentaire, mais pas à  la rentrée prochaine… Cette création est prise sur la dotation de la Vienne, ce que la FSU/CGT Educ’Action dénonce et demande son financement par la réserve nationale de 300 postes.

 

 

Questions diverses de la FSU/CGT Educ’Action

AESH : régularisation du temps de travail 

Que cela soit sur les déplacements entre 2 établissements scolaires dans la même journée ou lors de sorties scolaires dépassant les horaires habituels, de nombreuses-eux AESH se posent des questions et nous avons demandé que les situations soient clarifiées. En effet, par exemple pour le temps de transport, il est indiqué dans le protocole académique p. 10 que “ L’emploi du temps doit prendre en compte les temps de déplacement entre les établissements dans lesquels l’AESH est affecté, les temps de transport devant être regardés comme du temps de travail effectif“.  Or, les contrats n’en tiennent pas compte. De même, il est indiqué pour les heures en plus effectuées pendant les sorties scolaires que “Le coordonnateur du PIAL peut modifier l’emploi du temps de l’AESH en conséquence, organiser au besoin son remplacement et établir un plan de récupération des heures réalisées en sus de l’emploi du temps habituel.” , sauf que cela n’est pas connu et pratiqué partout. L’IEN ASH a reconnu qu’il y avait une contradiction. Le protocole est à mettre à jour. 

Les sorties scolaires ne font donc pas partie, pour elle, du temps de travail effectif.

 

Liste complémentaire : modalités d’intégration

Suite à la massive journée de grève du 13 janvier, le gouvernement est revenu sur un de ces dogmes, “recruter des contractuel-les et non des fonctionnaires “. Le gouvernement a ainsi annoncé qu’il répondrait positivement à une des demandes depuis ce début d’année du SNUipp-FSU, faire appel à la liste complémentaire du CRPE ! Recrutement statutaire qu’il se refusait de faire depuis le début de l’année, malgré l’évidence et l’urgence de celui-ci. Que de temps perdu ! 

Ainsi, l’ensemble de la liste complémentaire pour notre académie a été appelée, soit 18 collègues en plus. 6 étaient placé-es sur la Vienne, mais le rectorat a répondu positivement à la situation personnelle d’un-e collègue et cela fera 5 collègues en plus pour le 86. 

 

Médecine du travail : où en est le recrutement ?

médicalAucun médecin du travail n’est pour l’instant en poste dans l’académie. Un partenariat a donc été mis en place avec la MGEN (CIMT). Celui-ci sera poursuivi au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire. Le médecin conseiller technique va prendre sa retraite à la fin du mois. Un appel à candidature est lancé. La question est donc posée de savoir qui va s’occuper de la gestion des ALS et des Postes adaptés…

 

Frais de déplacement des ERSEH

Le SG a dit ne pas connaître la réponse. Il va consulter le service et revenir vers nous.

Pour rappel, le SNUipp-FSU accompagnera tou-tes les collègues syndiqué-es qui souhaiteront aller au tribunal administratif sur ce sujet.

 

Cité éducative sur Poitiers : où en est la demande ?

cité éducEn CDEN mois de novembre, l’IA-Dasen avait indiqué que la candidature de Poitiers pour devenir une “cité éducative”, comme à Châtellerault depuis la rentrée 2021, avait bien été effectuée et remontée au ministère. Depuis ce dimanche, Poitiers a bien été choisie pour devenir “Cité éducative” à la rentrée 2022 :  : https://www.citeseducatives.fr/actualites/le-civ-annonce-la-liste-des-nouveaux-laureats-du-label-cite-educative

Les cités éducatives sont une “expérimentation” mise en place depuis 2019 par ce gouvernement dans le but annoncé de faire le lien entre tous les partenaires qui gravitent autour de la journée de l’enfant dans les quartiers prioritaires. En 2020, nous avions échangé sur ce sujet avec M. Blugeon, chef de cabinet de la secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire (lien) Pour rappel, le gouvernement souhaite atteindre le chiffre de 200 cités éducatives à la rentrée 2022 (lien).

La FSU/CGT Educ’action a bien sûr demandé que la quotité dévolue au poste de coordination REP soit augmentée comme ils l’ont été sur Châtellerault l’an dernier. Pour l’instant, le DASEN n’a pas accédé à cette demande, mais pour nous, il sera contraint d’y revenir au mois de juin prochain au plus tard.

Bilan des dispositifs : Salvert, Paul Blet, Climat scolaire

Après leur mise en place à la rentrée 2022, le SNUipp-FSU a demandé si un bilan, forcément partiel, avait été fait sur ces 3 moyens créés à la rentrée dernière. Le DASEN a répondu qu’il était encore trop tôt. Le DASEN en a profité pour remettre en question les postes de PDMQDC (pour lui ce sont des postes “datés”) et de brigades d’appui (“qu’il ne connaît pas”).

Concernant les postes de coordination à Salvert et Paul Blet, le SNUipp-FSU 86 a fait remonter la déception des collègues sur les missions proposées pour l’instant. En effet, suite aux échanges en carte scolaire et aux entretiens de recrutement, les collègues s’attendaient à une part de travail de coordination avec les partenaires respectifs pour améliorer le suivi des élèves sur les 24h de temps de classe. Or ils se retrouvent principalement sur des missions de PDMQDC, qui s’avèrent utiles et indispensables pour les élèves et les écoles concernées, mais qui laissent tout un pan du travail de coordination, d’échanges de côté. 

Là encore, ces questions reviendront sur la table lors du CTSD du mois de juin. 

 

Déclaration liminaire complète du FSU/CGT Educ’Action

 

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

 

Tout d’abord, la FSU/CGT Educ’Action tenait à vous souhaiter la bienvenue dans notre département. Nous avons toujours travaillé en bonne entente avec les IA-DASEN précédents, dans un dialogue constructif. Nous espérons donc que les règles mises en place précédemment vont perdurer, notamment l’absence de fermetures lors du CTSD de septembre et le respect des décisions des conseils d’école lors des projets de fusions.

 

Ce CTSD arrive à la fin de ce mois de janvier où l’école a explosé. Le COVID, à l’image de la société toute entière, frappe de façon massive notre école, et selon les données de l’ARS, le pic de contamination n’est pourtant pas encore atteint pour notre département. Si les écoles sont restées ouvertes, l’enseignement et la soi-disant “continuité pédagogique” sont restés pour leur part à l’isolement. Du fait de 2 à 3 élèves COVID par semaine, et les conséquences en termes de cas contact et de tests, font que les effectifs des classes varient presque chaque jour. De plus, l’absence quasi complète de remplaçant-e pendant plusieurs jours a augmenté la désorganisation générale. Dans de telles conditions, les questions de progression, de nouveaux apprentissages, et de réduction des inégalités sociales et scolaires n’auront eu lieu que de façon épisodique pendant toute cette période 3. Ce constat doit donc, selon nous, être intégré dans la préparation de la rentrée scolaire prochaine pour que le retard scolaire accumulé, avant tout par les élèves issus des publics les plus éloignés culturellement de l’Ecole, soient résorbés par des mesures favorables de maintien d’effectifs réduits de classe et de création de dispositifs Rased et PDMQDC par exemple.

Ce mois de janvier a aussi permis à l’ensemble de la population de découvrir et comprendre ce que subissent une grande partie des personnels de l’éducation nationale de la part de leur ministère depuis presque 5 ans : des décisions prises sans tenir compte des retours des personnels, une communication déconnectée de la réalité du terrain et la faculté de notre ministre à mentir ouvertement à la population, un mépris sans égal à l’égard des personnels. Ce mois de janvier marquera une nouvelle fracture entre le ministère et les agents. La mobilisation massive du 13 janvier, au-delà de l’urgence immédiate liée à un protocole sanitaire inapplicable dans nos structures du 1er degré, a permis d’exprimer un ras le bol et un écoeurement face au manque de respect que les personnels de l’éducation subissent. Cette mobilisation a fait évoluer positivement quelques aspects, comme des protections pour les enseignant-es, des appels sur liste complémentaire, des aides pour les directeurs-trices. Concernant ces mesures de “bon sens”, comme aime à le dire le ministre, que de temps perdu face à des évidences que nous répétons depuis presque 2 ans. Ce temps, ce sont les personnels et les élèves qui vont en payer le prix à plus ou moins long terme. Un nombre conséquent de personnels le payent déjà sur leur santé, notamment chez les directeurs et directrices. En ce sens, il nous paraît totalement incohérent de voir à la rentrée prochaine des directeur-trices perdre leurs décharges en passant de 4 cl à 3 cl, suite à une fermeture que vous déciderez M. l’Inspecteur d’Académie, et nous demandons le maintien de ces décharges l’année prochaine pour l’ensemble de ces directeurs et directrices. Enfin, la reconstruction du lien entre les personnels et le ministère passera inévitablement par l’octroie de moyens supplémentaires : 

  • augmentation des effectifs enseignant-es et AESH, 
  • création de moyens de remplacement pour favoriser la mise en place de temps d’échanges et de formations sur temps de classe, 
  • revalorisation salariale par le dégel du point d’indice et l’évolution significative des grilles indiciaires, comme nous l’avons demandé lors de la journée de mobilisation de ce 27 janvier, pour stopper et inverser le déclassement salarial des enseignant-es et sortir enfin  les AESH de la misère.    

Concernant cette carte scolaire, nous arrivons à la 5ème et dernière année des choix actés par le quinquennat Macron-Blanquer et nous pouvons en tirer un bilan. Sur ces 5 dernières années, des améliorations sur certains points ont eu lieu et nous les saluons :

  • l’augmentation d’une partie des décharges de direction, 
  • le dédoublement des classes en éducation prioritaire 
  • et la baisse des effectifs généralisés avec le plafonnement des effectifs à 24  hors éducation prioritaire en GS, CP, CE1 sont des avancées. 

La baisse des effectifs dans les classes et l’augmentation des décharges de direction étaient et sont toujours une revendication portée par notre syndicat, et nous vous porterons lors de cette instance les situations auxquelles vous n’avez pas encore répondu, M. l’Inspecteur d’Académie, pour permettre la finalisation annoncée des priorités ministérielles. 

Ne nous trompons pas non plus sur la hauteur de ces mesures, elles sont minimes face aux besoins de notre système éducatif, tant pour les directeur-trices, que pour améliorer par exemple le taux d’encadrement en France, qui reste l’un des deux plus bas de toute l’Europe avec celui de la Roumanie. Au final, il serait malhonnête de ne regarder le bilan du quinquennat Macron-Blanquer qu’au travers du seul prisme de ces mesures car leur financement s’est opéré au détriment du reste de la carte scolaire, puisque réalisé à moyen constant. Les premières années ont vu les dispositifs PDMQDC quasi disparaître pour permettre le financement des premières mesures. Pourtant ce dispositif porté par le SNUipp-FSU avait fait la preuve de son efficacité. Dans votre projet, nous voyons d’ailleurs encore la volonté de supprimer 2 postes de PDMQDC ; il s’agit pour nous d’une aberration dans le contexte actuel et nous vous demandons au contraire de développer l’implantation de ce type de dispositif. Ensuite, une grande part des postes 1er degré ont été financés par des suppressions de postes dans le 2nd degré, ce qui est inacceptable au regard de leur massification. Maintenant, ce sont les moyens pour la formation de la majorité des lauréat-es du CRPE qui sont supprimés. C’est une ligne rouge inacceptable pour la FSU/CGT Educ’Action, car elle va mettre en difficulté une partie de nos futur-es collègues ainsi que les équipes qui les accueillent. Le président Sarkozy avait déjà tenté cette expérience, elle s’est révélée un échec reconnu, analysé et commenté par toutes et tous. Notre ministre Blanquer était malheureusement déjà présent et à la manœuvre à l’époque, et si la formation précédant le concours a évolué, cela reste dérisoire face aux besoins de formation indispensables pendant une prise de poste face à des élèves. Comme cela a été décidé à cette époque, nous vous demandons, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de garantir a minima 1 journée hebdomadaire de formation initiale à l’ensemble des lauréats du CRPE titulaires d’un master MEEF. Ce choix local qui avait été opéré avait permis de limiter un peu la casse de ces futur-es enseignant-es et des écoles les accueillant. 

 

Enfin, concernant ce CTSD nous tenions à dénoncer fermement la dotation de 0 pour la Vienne. Le calcul académique, donnant comme par hasard 0 à tous les départements est selon nous un affichage politique visant à ne doter négativement aucun département. Nous considérons que nous sommes les dindons de la farce. En retard sur les dédoublements, le remplacement, les classes à 24, nous allons devoir faire avec les moyens du bord. Nous voyons déjà que les 7 postes attribués aux dédoublements des GS seront insuffisants. C’est votre rôle, Monsieur l’Inspecteur d’académie, de nous défendre au niveau académique. Pour ce CTSD, nous porterons de nombreuses demandes . la levée de la fermeture à Antoigné maternelle, à St Sauveur, à Herriot Châtellerault, à Loudun Prévert, à Vouneuil s/ Vienne, à Nouaillé, à Pleumartin, à Thuré, à Montmorillon St Nicolas, à Vouzailles, blanzay, Chapelle Viviers, St Pierre d’Exideuil, les PDMQDC de Mirebeau et Haigneré, le dispositif de -3 ans à la Licorne l’ouverture dès maintenant à Bignoux, Limbre Migné Auxances, Poitiers Brel et Andersen maternelle, un poste de PDMQDC à St Jean de Sauves et St Maurice la Clouère, un poste enfants du voyage, la surveillance au mois de juin à Coligny, à Pasteur maternelle, à Montmidi élémentaire, Chiré en Montreuil, Colombiers, Le Lac Beaumont, l’augmentation de la quotité des deux postes de coordonateurs à Poitiers, l’augmentation des postes en RASED, PEMF et remplaçant-es.

 

Nous vous remercions pour votre attention. 

Enfin, avant que ce CTSD commence, nous souhaiterions honorer la pensée de notre collègue décédée au cours de ce mois de Janvier, suite à sa maladie professionnelle, contractée dans les écoles de la Vienne, où certaines continuent toujours et encore d’avoir de l’amiante

 

 

Vos représentant-es FSU/CGT Educ’Action en CTSD

Julie Coussay, Anne-Sophie Decha, Frédérique Delage, Julien Dupont, Julien Massé